en Inde, initiatives de conscientisation
dimanche 28 juillet 2013
par NA Franck

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Le film "La première Porte" connait plusieurs formats : une version longue (deux heures trente) est destinée à la pédagogie (environnement, pratiques écologiques botaniques et agricoles, modes de vie...).

Une version plus courte est axée sur l’opération immobilière proprement dite concernant les tribus d’Intouchables sédentarisés dans la région de Kotimangalam dans le Tamil Nadu.

Et enfin, il y a environ 8 videos sur des sujets spécifiques en libre accès sur le net.

Le tout est en Tamul, mais les situations sont visuellement compréhensibles.

La méthode de réalisation cinématographique est dite fiction participative.

Toutes les infos sont vraies et choisies par les acteurs qui ont choisis de l’être.

Franck NA

Genève, juillet 2013

Green Club et bilan mobil IMG/flv/PremierePortescencoupeegreenclubetBilan2auto.flv
La Première Porte (scènes coupées) NA 2013

« La Première Porte » Projet en concertation avec INDP, encadreurs et certains futurs participants Dans deux coopératives distantes , de la région de Pondicherry en Inde, des échanges de savoir-faire mais aussi de méthode de gouvernance sont pratiqués devant la caméra. Les habitants appartiennent à la caste la plus basse, les Dalits ou Intouchables. Ils sont fiers de montrer qu’ils ont su s’organiser pour se doter, malgré les difficultés financières, d’un cadre de vie et d’un outil de travail communautaire dignes et innovants. Nous découvrons avec la caméra, ces deux coopératives afin de résoudre des questions que peuvent se poser les nouveaux habitants d’un village en maçonnerie qui remplace de huttes en végétaux et un mode de vie semi-nomade. Les questions sont souvent simples (qu’est ce qu’un tuyau percé ?) mais précises et aussi pertinente que les réponses données par des experts concrètement expérimentés, généreux de leurs connaissances. Il y a donc une véritable dimension pédagogique dans ce film "la Première Porte" et ses bonus. pour les Indiens qui, espérons, pourront avoir accès à l’internet et à des projections dans leurs villages.

C’est aussi une expérience de rapprochements entre des communautés.

NA février 2013 PONDICHERRY,

Extrait et bonus du film "la Première Porte" 2013

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Pour d’autres d’informations et voir d’autres extraits et bonus du film de Franck NA, cliquer sur

Conscientisation http://www.darksite.ch/alachaine/spip/spip.php ?article248

Jardins dans village http://www.darksite.ch/alachaine/spip/spip.php ?article287

Visite de la ferme collective et écologique http://www.darksite.ch/alachaine/spip/spip.php ?article288

Bonus videos et photos de tournage http://www.darksite.ch/alachaine/spip/spip.php ?article285

Trame narrative de départ :

Première mise en commun des populations et animateurs d’INDP Un adulte de Kotiimangalam veut en savoir plus sur les coopératives et va à la rencontre des autres à Satyhamangam. Un de ses enfants lui demande de ramener des nouvelles sur les green clubs Il le fera en se rendant à Chikarasapalayam A son retour ils imagineront plein de choses pour leur communauté. C’est un chemin initiatique semé de doutes et d’embûches mais le périple lui permet de rapporter chez lui des nouvelles connaissances de fonctionnements communautaires, environnementaux et autres. Une foi dans l’avenir et les projets communautaires.

Sites en fonction de la trame Kottimangalam Projet de relogement en cours de réalisation. Sur place un projet de vermiculure (ou lombiculture) avec les populations Leurs voisins se sont lancés dans des jardins potagers Et les jeunes sont à renforcer des activités de protection de la nature Chikarasapalayam des green clubs sont en marche les enfants sont engagés dan des activités de sensibilisation sur l’environnement par le chant le théâtre Sathya Mangalma le projet de la coopérative et surement un nouveau centre de formation en construction

INTENTIONS :

Valeurs gain de l’estime de soi maintenir son cadre de vie. maintenir les populations rurales. Ne pas favoriser l’exode rurale et la perte culturelle que cela induit. Les savoirs-faire locaux valorisés. L’habitat en devenir : projet de coopératives de productions agricoles et logement adéquat pour populations défavorisées. film qui doit être visible par d’autres cultures, sous d’autres latitudes : lettres ouvertes de ces populations indiennes en direction d’autres paysans ou décideurs ou publics distants. Qu’est ce que c’est que : d’exercer sa citoyenneté quand on est un paysan indien, dans un classe sociale (caste) défavorisée ? Comment maintenir un espoir d’avenir dans une zone rurale ? Quelles sont les miroirs aux alouettes ( les tentations illusoires) qu’apportent les images de la ville ? Comment trouver dans son environnement, les satisfactions de besoins et les symboles qui permettent d’avoir une estime de soi, une fierté de son cadre de vie, l’envie de développer ici, de s’épanouir là où l’on se trouve ? Oralité Oralité cinéma de l’oralité : il y a un contre-sens, d’écrire un film , d’écrire des dialogues destinés à l’oral : on mime sur le papier, l’oralité, puis des acteurs apprennent un texte écrit et singent l’oralité. Je cherche une méthode qui évite l’étape de l’oral par écrit et qui garde les paroles en suspens, volatiles parce que le cinéma est un art oral par essence. Il me faut donc des règles du jeu et des jeux d’acteurs qui n’utilisent pas le passage par l’écrit. Nous dessinerons par contre, les scènes pour comprendre la place de chacun et des choses (les lumières, la caméra). Pour imaginer ensemble le cadre de la caméra…

… La conception du film est progressive. Elle se monte au pied du mur. On perçoit un peu dans le film fini, qu’une narration se cherche, et en tant que public, on en partage le déroulement et la quête. Comme si la fabrication s’érigeait devant nous, et que le tournage fut un événement unique, fragile, libre et créateur. Tournage événementiel. (performatif comme l’a décrit un sociologue) C’est-à- dire qu’une fois la confiance établie, il y a une prise de risque et une emprise de la réalité sur l’équipe de tournage et sur ce qui doit rentrer dans la caméra. Réactions envoi de DVDs et présentations auprès d’autres habitants avec enregistrement de leur s réactions (un esprit critique est possible si il y a distances : donc : montrer une missive d’habitants à une communauté lointaine en recueillant ses réflexions et les faire parvenir au groupe initial d’habitants sous la forme d’une nouvelle lettre-video (paysans on et pourrait par exemple répondant aux coopérateurs indiens). Le montage définitif pourrait tenir compte de ce dialogue entre communauté d’enfants, d’habitants ou d’artisans par exemple. Créer une passerelle avec critique et solidarité

De la réalité aux rêves nouveau titre bien que les thèmes dépendront de priorités culturelles entre les mains des participants, nous pourrions présenter ce travail comme un cinéma des habitants. Le thème du logement peut être central même si il est conjugable sur tous les tons et abordés tous les domaines (l’alimentation, la famille, l’activité qui permet de maintenir une population dans son environnement initial sans miroir aux alouettes urbain, sans pseudo eldorado lointain.) Les enfants peuvent prendre la parole, les voisins peuvent être des acteurs centraux, les femmes sont au coeur des foyers, les intérieurs sont des autoportraits. Ce thème permet de montrer une réalité quotidienne et profonde mais il peut être sublimer par une narration imaginaire qui peut tendre à l’universel (être montré à des habitants d’un autre continent) Le film peut ainsi être une missive-video d’habitants d’un endroit du monde envers d’autres habitants. Voilà comment je vie, voilà comment je rêve... Voilà comment nous vivons, voilà comment nous rêvons.

CONSTRUIRE DES INITIATIVES POUR DÉVELOPPER LE DROIT AU LOGEMENT

En 2013, un programme gouvernemental indien, relayé localement par l’ONG INDP, permet à 25 familles de se loger pour la première fois dans de petites maisons en dur, avec jardinets. Ces familles de la caste des Intouchables )`(Dalits Irula) vont progressivement abandonner leurs huttes végétales et la précarité d’un semi-nomadisme. Mais ce mode de vie est nouveau pour elles, et elles vont mandater deux jeunes dans le cadre du film de Franck NA, pour aller voir à 700 km de chez eux mais toujours dans le Tamil Nadu, des réalisations similaires, écologiques (ferme collective) et démocratique ( Parlement des Enfants et Green Clubs). Le tournage de la fiction participative "la première Porte" est un accompagnement de ce que ces jeunes souhaitent découvrir.

[1] Augustin Jaykuman Brutus

Augustin Jaykumar Brutus crée en 1989 un couple d’associations Adecom Network en Inde et Réseau Adecom en France. Deux ONGs indépendantes mais partageant les mêmes analyses et visions en terme d’animation, de développement, d’emplois et de communication. Il quitte la direction après l’avoir confié à un membre du personnel en 1999 pour fonder INDP.

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INDP s’inscrit dans la continuation des expériences de deux associations en les enrichissant avec les volets Recherche et documentation ; et Edition et en élargissant les champs d’action et des bénéficiaires. http://www.indp-india.org/index.php ?option=com_content&task=view&id=33&Itemid=59&lang=fr

INDP organise des projets de conscientisation afin de permettre l’émancipation des populations aussi bien Dalits que tribales.

International Network for Developpement and Peace, INDP