Le GAZ au MEXIQUE Breakfree à Genève devant Crédit Suisse, mai 2018 et ASSASSINAT en février 2019
jeudi 21 février 2019
par NA Franck

jeudi 21 février 2019 : Le Frente de Pueblos en Defensa del Agua y la Tierra en Morelos, Puebla y Tlaxcala lutte contre le "Proyecto Integral Morelos" (PIM) depuis plusieurs années. Le projet PIM est un gazoduc et une centrale électrique à gaz à Morelos, la patrie du héros révolutionnaire Emiliano Zapata.

Le mouvement a souffert de l’action illégale de la société de construction du gazoduc et de la répression. Il y a quelques années, Andres Manuel Lopez Obrador (AMLO) a dit : "Je suis avec vous, construire cette centrale électrique est une folie." Maintenant qu’il est au pouvoir, il a diffamé les défenseurs, ignoré leurs demandes de rencontre et appelé à une consultation rapide sur le projet le week-end prochain.

Dans ce contexte, Samir Flores, l’un des dirigeants de l’opposition de la société civile au projet, a été assassiné par des inconnus devant sa maison un jour après avoir participé à un événement connexe où il a interrogé des membres du gouvernement sur le projet.

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Tournée européenne " Au-dela du Gaz", avec une femme indigène et un journaliste en résistance contre le gaz de fracking (financé par... le Crédit Suisse !) au Mexique.

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Breakfree mai2018 contre GAZ
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flashmob devant Crédit Suisse
Breakfree mai2018 contre GAZ
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flyer action 29, 30 et 31 mai 2018

Témoignages en espagnol.

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Merci 29 mai 2018 Genève Tournée européenne contre le gaz de fracking.

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Oliveria Montes, témoignage IMG/flv/BreakfreeGAZOlivieramai2018.flv
mai 2018 Genève HISPANIC

Les intervenants : Oliveria Montes, Carlos Juarez, Guillaume Durin, modération Inès Gérardo de Breakfree Suisse

Témoignage Carlos Juarez IMG/flv/BreakfreeCarlosJuarezmai2018_.flv
Breakfree Genève 29 mai 2018, HISPANIC

www.justicesocial.org

collectif_breakfree@riseup.net  [1]

.Autres actions de résistance :

Le GAZ au MEXIQUE, mai 2018 Genève http://www.darksite.ch/alachaine/spip/spip.php ?article435 videos en espagnol

Accueil à Genève des représentants du Dakota, représentants les peuples de premières nations qui ont à affronter les projets de pipelines sur leurs terres en dépit des conséquences environnementales, humaines, culturelles et sociales : http://www.darksite.ch/alachaine/spip/spip.php ?article409 video en anglais

Le patron de Total chahuté à Genève par le collectif Break free http://www.darksite.ch/alachaine/spip/spip.php ?article394
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Le collectif Break Free avait préparé un comité d’accueil au cri de

"TOTAL’MENT IRRESPONSABLE" !

Faucheurs de chaises à BNP Paribas Genève. http://www.darksite.ch/alachaine/spip/spip.php ?article373

Des citoyen.ne.s mobilisé.e.s contre la mascarade de la COP21.

manifestation du 2 février 2017 Rôle central du Crédit Suisse dans le financement du pipeline sur territoire sioux Contre l’éviction du camp de Standing Rock et l’implication majeure du Crédit Suisse dans le financement du pipeline DAPL.

http://www.darksite.ch/alachaine/spip/spip.php ?article405

[1] Le gazoduc Tuxpan Tula : encore une menace signée TransCanada Le gazoduc Tuxpan Tula fait partie d’une douzaine de projets de gazoducs au Mexique planifiés en 2015, après la privatisation des hydrocarbures. La moitié d’entre eux (dont deux autres de l’entreprise TransCanada1) rencontrent une forte résistance des communautés affectées. Il relierait le centre du Mexique avec un autre projet de gazoduc de la TransCanada, le Tuxpan Texas. Celui-ci passerait sous le Golfe du Mexique pour rejoindre le réseau mexicain, et au-delà l’Amérique Centrale – le tout pour permettre l’exportation du gaz de fracking des Etats-Unis et du Mexique, lequel veut aussi se lancer dans cette industrie dangereuse. Cette forme d’énergie est particulièrement dévastatrice, autant pour l’environnement immédiat que par rapport au climat. Il l’est d’autant plus que ce réseau international devrait aussi servir à exporter le gaz en Europe par tanker sous forme liquéfiée (LNG = Liquified Natural Gas). Sous cette forme, et tenant compte des fuites importantes de méthane engendrées, ainsi que du cout énergétique de son transport, il génère finalement 4 fois plus de gaz à effet de serre que le charbon ! 2 Un désastre environnemental de niveau mondial planifié pour durer 30 ans. Autant dire que ce projet nous concerne en Europe. Sur place, il s’agit d’une menace permanente pour les populations, l’eau et l’environnement s’étendant sur 263 kilomètres (d’une région sujette à des incendies et des glissements de terrains), et affectant 459 communautés autochtones des peuples nahua, otomi, totonaque et tepehuas dans les Etats de Hidalgo et Puebla. De celles-ci, seulement 15 ont été considérées ayant droit à être consultées concernant le projet. Le gazoduc traverserait leurs terres, sites sacrés et sources d’eau, menacerait leur intégrité culturelle, et impliquerait le déplacement forcé de dizaines de familles. Les opposants savent aussi qu’il ne s’agit que de la pointe de l’iceberg, car son tracé correspond à d’autres mega-projets : gaz de fracking, mines, etc. Il sonnerait le glas de la biodiversité exceptionnelle de cette région, une des dernières portions d’un type de forêt humide de montagne au Mexique, abritant divers espèces de faune et flore endémiques et menacés. Le danger de fuites ou explosions a été souligné par des ex-employés de la TransCanada, qui ont dénoncé les économies réalisées au détriment de la sécurité. Enfin, même l’étude d’impact social officiel prévoit l’augmentation de prostitution, de maladies vénériennes et de consommation de drogues et alcohol comme conséquences inévitables des travaux. Les autochtones de cette région reculée et préservée jusqu’aujourd’hui savent qu’ils n’ont rien à gagner et tout à perdre avec ce « progrès ». Ils ne demandent qu’à être laissés en paix. Le gazoduc rencontre une forte résistance notamment dans des communautés traditionnelles des régions montagneuses de Hidalgo et Puebla, malgré les menaces et les manipulations des autorités. Organisées au sein du Consejo Regional de Pueblos Originarios en Defensa del Territorio de Puebla e Hidalgo et soutenues par la Asamblea Nacional de Afectados Ambientales (ANAA), différentes communautés ont gagné cinq recours juridiques, fin 2017. La justice a ainsi ordonné la suspension des travaux en attendant qu’une procédure de consultation soit menée, ce qui reporte sans doute de nouveaux travaux pour au moins une année. Parallèlement, à Ciudad Moreno, plus au nord, les pécheurs et éleveurs de crevette de la région ont porté plainte la TransCanada pour la section sous-marine du gazoduc Tuxpan-Texas. En mars 2018, un juge a ordonné la suspension des travaux comme une menace potentielle pour l’environnement. 1 Le gazoduc Encino-Topolobampo et le Tuxpan-Texas. 2 Il revient ainsi aussi 50 % plus cher que le gaz européen, mais le gouvernement des Etats-Unis n’hésite pas de le subventionner massivement pour mettre à mal l’économie russe (violant ainsi allègrement les principes du « libre » échange cher à l’OMC !)

Un bail de 30 ans a été accordé à la TransCanada, qui a délégué la construction à Bonatti, une société italienne, déjà connue au Mexique pour avoir provoqué la répression et criminalisation de groupements opposés au Gasoducto Morelos. Actuellement construit à 50 %, le Tuxpan Tula est un projet d’un demi-milliard de dollars. La TransCanada est également le promoteur du tristement célébre Keystone XL et de Energy East, deux oléoducs devant transporter le pétrole des sables bitumineuses à travers le Canada et les Etats-Unis. Energy East a été abandonné sous la pression des peuples indigènes et autres communautés visées. Le Crédit Suisse, Deutsche Bank, Crédit Agricole, entre autres, financent TransCanada3. Jusqu’à quand ?