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Solidarité avec les révolutions arabes
Solidarité avec les révolutions arabes
dimanche 20 mars 2011

Lettre ouverte (à Hamma HAMMAMI pour la Tunisie) et à tous ceux chargés de concevoir la démocratie dans leur pays

Que ce dernier soit déjà ou récemment libéré, ou encore en voie de libération, ceci se veut une mise en garde contre la facilité qui consisterait à prendre exemple sur les démocraties existantes considérées (à tort) comme les plus avançées.

Les catastrophes en chaine qui affectent le Japon depuis quelques jours, donnent un exemple des cadres démocratiques institutionnels totalement dépassés par des évènements qui pourtant sont connus depuis des siècles ; et dont les équipes dirigeantes "pensaient" avoir pris toutes les dispositions nécessaires et suffisantes pour mettre leurs populations à l’abri des conséquences désastreuses constatées par le passé.

Cette démonstration d’impuissance conjuguée à une incapacité à communiquer l’information adaptée, pour en délivrer une autre qui se veut plus rassurante, mais surtout plus dangereuse à terme, révèle le mal endemique des organisations hiérarchisées dont le pouvoir de décision se situe au plus haut de la pyramide.

Alors qu’une telle situation d’urgence aurait dû permettre une mobilisation générale de toutes les énergies disponibles, en les affectant automatiquement là où elles étaient nécessaires, pour mettre en oeuvre leurs spécificités, on assiste à une mobilisation limitée et classique des opérateurs institutionnels : Secouristes, pompiers, armées.

Une situation exceptionnelle exige une réponse exceptionnelle. Or, ce n’est pas ce à quoi nous assistons. Les populations japonnaises plus ou moins proches des sites de crises qui se sont enchainées (sismique, tsunami, nucléaire) sont gérées à l’image d’un incident conventionnel d’ampleur moyenne. Le chaos qui en résulte commence à mettre en évidence l’incapacité à relancer l’activité économique par la paralysie qui affecte les lieux de production industrielle, et autres. Pendant que les prédateurs de la finance internationale se "repaissent" du malheur d’un pays qui vient de mettre un genou à terre, et que les responsables du G 8 ne daignent même pas lever le petit doigt pour interdire une telle violation de la dignité d’un peuple qui pourtant bénéfiçie de la solidarité émotionnelle de tous les autres peuples.

La troisième puissance économique de la planète, vient d’être assommée par un mauvais coup du sort, qui a pris en défaut les prévisions de ses élites, seules responsables de ce qui vient de se produire et dont les conséquences vont être aggravées par leur incapacité à avoir prévu "l’imprévisible", et les conséquences qui en découlent déjà.

Chercher la chaine des responsabilités ayant abouti à cette situation, prendra du temps, beaucoup trop de temps à une époque ou les moyens modernes de communication ont su montrer leur efficacité à abattre certaines tyrannies.

La priorité et l’urgence est donc bien d’adapter immédiatement les cadres démocratiques actuels aux nouvelles exigences qui commencent à se faire jour.

Les cadres démocratiques conventionnels sont donc dépassés, périmés. A ceux dont c’est le métier, la responsabilité, ou encore à tous ceux qui se sentent concernés et qui ont quelque chose à proposer pour "imaginer" le cadre d’une "bio-démocratie", de bien vouloir agir et libérer leurs paroles pour concevoir ce monde de "demain" dans lequel les peuples sauront se prendre en charge dans les meilleures conditions.

Abattre tous les rapports de force, instaurer une justice de traitement mettant tous les citoyens sur le même pied d’égalité, avec une mise en oeuvre instantanée ; et savoir mobiliser toutes les énergies pour avancer vers un bien-être général, solidaire et partagé, de manière à ne laisser personne sur le bord du chemin. Seule une "bio-économie" permettrait d’envisager avec réalisme un tel objectif amitieux.

En effet, "Il ne s’agit donc pas de substituer un réductionnisme (énergéticien) à un autre (mécaniste), mais - bien au-delà de la seule thermodynamique - de contribuer à définir les bases d’une véritable économie qui ne saurait être qu’une bioéconomie, c’est-à-dire une science transdisciplinaire."...

..."Un seul mot pour dire que la logique de tout système étant le résultat d’un arbitrage entre les forces qui la dominent, ce n’est pas dans le cadre actuel d’une économie dominée par les puissances financières que la question pourra être résolue." (René Passet, Les thermodynamiques du développement)



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