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fictions participatives
mercredi 29 octobre

Il est trop tôt encore pour tirer une analyse transversale aux cinq fictions participatives que j’ai réalisées, mais on peut affirmer que le genre "fiction participative" revendique une simplicité du langage cinématographique. Sans être tout à fait le niveau zéro de l’écriture, ce sont des films réalisés sans le passage par l’écrit. Le scénario est conçu à l’oral et les plans sont dessinés sur des story-boards sommaires. Nous sommes évidement loin d’un cinéma de divertissement à grand renfort d’effets. L’image est très proche de la prise de vue d’une réalité qui nous est offerte à la hauteur du regard humain. La psychologie est rudimentaire. Et la primauté est donnée à un imaginaire collectif imprégné d’une culture locale spécifique. En cela, ce sont des documents de proximité sur le cadre de vie particulier et sur les préoccupations, les priorités, les comportements propres à la communauté qui fabrique cette histoire et ce film. Il ne s’agit donc pas de films qui auraient de sens volontairement caché, et que le public serait censé deviner. (ce qu’il ne fait jamais vraiment à la sortie d’une séance car l’analyse du contenu serait trop approximative,alambiquée et fastidieuse après une heure et demie de passivité devant l’écran.) Les intentions du cinéma commercial (politique, psychologique, sociologiques, éthiques, etc...) sont devenus des messages abscons, pleins de sous-entendus aussi intelligents que mystérieux mais dont personne n’est vraiment capable de décrypter l’intention et qui restent fumeux car personne ne prend le temps même de creuser la pseudo-signification. Il m’est arriver de demander ce qu’évoquaient Matrix ou la guerre des étoiles . les réponses furent aussi vagues qu’édifiantes de considérations superficielles voire opiacées. C’est pour cela qu’il m’est apparu important de reprendre à la base ce qui fait le cinéma : un art populaire et complet.

A la soi-disant naïveté qui se dégage de chacune de nos fictions participatives, je revendique un sens le plus évident possible. Et là peuvent commencer les commentaires.

La narration et la forme sont construites ensemble ; l’image, les dialogues et la musique marchent du même pas. Le groupe des participants s’approprient le film lors du tournage. Et le tournage est en soi un événement pendant lequel on prend des risques et on est dans la joie , on a un sentiment de liberté et on fait du cinéma."

Franck NA

 
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jeudi 17 avril

Chroniques : Les vidéos qui soutiennent une cause sont ici (sur www.alachaine.ch) d’un langage basique. Elles sont l’argumentaire d’une personne. Ce ne sont pas des reportages : personne ne parle pour d’autres : les orateurs parlent à la première personne. Leurs propos sont autant que possible complets. Ce sont des documents autonomes par monologues. Les points de vue exposés sont des avis particuliers sans ambiguïté. La subjectivité du réalisateur réside ici uniquement d’avoir choisi ce sujet particulier, ce cadre particulier : en braquant la lumière sur cet aspect des choses, l’auteur cautionne en silence les paroles dites. Il confère son approbation ainsi. en établissant des priorités et en tendant son micro à certaines personnes.

Film événementiel : Souvent, le réalisateur est partie prenante de la manifestation dans laquelle s’expriment les orateurs : ainsi, le Tribunal International des Evictions de Genève pour lequel ont été tournées des dizaines de vidéos sur quatre ans a été créé par Franck NA, installant ainsi le décor, le casting et les contenus de son tournage. Et c’est là une autre particularité de ce langage en apparence si simple : Pendant ces tournages événementiels, les choses sont vues de l’intérieur. Il y a complicité avec les sujets, une empathie chère à Michel Leiris, une subjectivité par le fait même de planter sa caméra là. Le réalisateur décerne, sans un mot de sa part, son label, aussi humble soit il, aux propos, en choisissant son sujet. Ce n’est donc pas un travail journalistique, ni scientifique mais d’observateur inspiré, d’auteur-entrepreneur qui prend des risques.

Cinéma de l’Oralité : Il y a aussi les lettres-vidéos et d’autres dispositifs participatifs qui donnent la parole et créent des liens. ( "le fonds Verts" du Forum Mondial Social de Tunis par exemple)

Il y a enfin des expérimentations et des bonus ou extraits de projets plus vastes. En particulier pour les fictions participatives réalisées avec des communautés d’habitants, afin de révéler un imaginaire collectif.

Alias VOST

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RIO NA photo
 
film " 20 ans, c’est tout une histoire !"
mercredi 1er janvier

" 20 ans, c’est tout une histoire !" fable contemporaine.

Une conception et un tournage participatifs.

Premières projections : quartier des Promenades de l’Europe, les 5, 6, 7, et 8 novembre 2012 . Le 1 février 2013 à 14h, Maison de Quartier de Saint Jean, Et le 5 avril, centre culturel américain, TIERRA INCOGNITA, quartier des Bains, Genève. A la Petite Ourse, le 8 janvier 2014 à Saint Montan en Ardèche (F)

projection : du film "20 ans c’est tout une histoire" (avec un courts-métrage de Boris KISH), le 10 avril, salle commune des Zabouches Genève

 
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dimanche 22 septembre
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le FOND VERT, film de 26 minutes
vendredi 9 août

Existe depuis peu un film de 26 minutes compilant les meilleurs moments des Fonds Verts, avec des indédits et surtout les coulisses des prises de vues de ces autoportraits de la Société Civile actuelle. DVD sur commande.

Exemples :

Le Fond Vert , 7° série, Forum Mondial Social 2013, Tunisie Peuple Saharoui et peuple Guarani-Kaiowa and Terena http://www.darksite.ch/alachaine/spip/spip.php ?article279

Le Fond Vert , 8° série, Forum Mondial Social 2013, Tunis http://www.darksite.ch/alachaine/spip/spip.php ?article280

 
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