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Mots-clés :
Art Poésie exclusivité
film " 20 ans, c’est tout une histoire !"
vendredi 2 novembre

" 20 ans, c’est tout une histoire !" fable contemporaine.

Une conception et un tournage participatifs.

Premières projections : quartier des Promenades de l’Europe, les 5, 6, 7, et 8 novembre 2012 . Le 1 février 2013 à 14h, Maison de Quartier de Saint Jean, Et le 5 avril, centre culturel américain, TIERRA INCOGNITA, quartier des Bains, Genève.

projection : du film "20 ans c’est tout une histoire" (avec un courts-métrage de Boris KISH), le 10 avril, salle commune des Zabouches Genève

 
Entrevista
mardi 18 mars 2008
par NA Franck
entrevista IMG/flv/ENTREVISTA.flv

"Entrevista"

Jose Luis Borgès, Noemi Lapseson, Franck NA

musique : milonga d’ Eduardo Kohan ENTREVISTA, numérique, durée : 11 minutes, Genève, 14 juin 2006. langue française

mots clés : Jose luis Borges, art, poèsie, anniversaire de la mort de Borges, cimetière des Rois, Genève, création, Noemi Lapseson, faux-mouvement, texte de Franck Vacheron. milonga de Eduardo Kohan, interview posthume. www.mise-a-jour.net

commentaire 01 :

ENTREVISTA

Texte dit par Noemi L. ( d’après témoignage de Adriana M.) : " Vous souvenez vous de moi ? La petite fille du quartier ... de Buenos Aires ?

ici, bien que personne n’ai jamais lu une ligne de votre main, vous étiez renommé. Vous passiez avec madame... aux yeux bridés, au sourire facile.

Vous passiez sans nous voir, sans saluer, tout à votre destin, grand destin, contournant les attroupements quitte à faire de grands détours. Votre canne fendait la foule, le petit peuple aux mains ouvertes sur leurs câlles. Mais rappelez-vous, nous allions, nous les enfants, nourrir le Tigre pour vous. Le ravir de bonbons ; Et nous partagions avec lui les friandises brillantes que vous sortiez de votre manteau.

Le tigre est devenu aveugle ; Pauvre fauve. Vous ne l’avez jamais su. Vous ne pouviez vous en douter. Personne ne vous l’a dit. Vous ne parliez à personne dans la rue . trop fier. trop distant du commun. Certains disent que le sucre provoquent la cécité . Chez les chiens. Chez les chats. je ne sais pas ; Et vous les connaissez, ces ténèbres, ce monde de labyrinthes, sans porte de salut, sans sortie, sans repos. Ténèbres toujours plus profondes à mesure que vous deveniez célèbre. Et vos bonbons étaient des pépites si prisées, dans leurs emballages dorés. Je les revois scintiller dans l’ombre des grands immeubles de Buenos Aires, à l’heure chaude, où les gens faisaient encore, avec orgueil, la sieste. Le bruit de votre canne hante encore ses trottoirs. Je fais semblant de dormir, mais je vous entends. Sphinxs fatigués et muets, les félins portent des lunettes opaques ."

" Je vous fais la lecture ? ... Je dois vous faire la lecture ?... Que vous voudriez vous entendre , aujourd’hui... ?"

juin 2006, A.D.


commentaire 02 :

Bernard Cauvin écrit à Franck NA :

" Pour fouiller le débat

Quand tu parles de tes autres films, tu dis : "la caméra entretient des relations particulières avec son sujet... on est en droit de ce demander qui parle" Je pense que vu l’importance centrale que tu accordes à ce dispositif si ton travail s’étaye dans ce sens, forcément, tu vas de plus en plus enrichir et structurer un vocabulaire qui transcende cette intuition pour que au final, le "déjà acquit à jamais inatteignable", ou plutôt le "hors champ paradoxal" (c’est à dire celui qui renvoie indifféremment à la place du cinéaste et du public et qui se situe exactement à l’endroit d’ou on regarde sans être exactement un subjectif) soit le point nodal d’une dramaturgie "mature". Ton dernier film (IMPROSONIC") en est un signe. Ce langage sera réellement un langage quand il prendra complètement en compte dans son écriture l’univers qu’il crée. C’est a dire un univers ou le cinéaste, la caméra/personnage, le public, le sujet, l’histoire entretiennent d’autres relations. Chacun devant certes s’y trouver à sa place mais dans un autre ordre cosmique."


commentaire 03 :

En réponse, le film "ENTREVISTA" et cette note :

" Avec le film "ENTREVISTA :

- d’abord ce paradoxe : celui qui regarde (qui filme) (qui voit) est un aveugle.

- L’apparition furtive des attributs du cinéma, avec ce clou : un faux preneur de son qui traverse le champ avec sa perche. -le parallèle entre l’écriture de JL Borgès qui place entre lui et le lecteur un écrivain fictif, et ma caméra subjective (type homme invisible )qui place un être imaginaire entre le réalisateur le spectateur. (qui définit donc un regard).

Pour aller plus loin, (mais en 10 minutes c’est vraiment difficile) , j’aimerai que ce regard d’un être fictif et invisible, livre plus d’indices sur son caractère, sa sensibilité, ses attirances afin que ce construise son personnage par la somme d’indications sur sa façon particulière de regarder. (s’attarder sur un genou, trembler en haut d’un plongeoir de quatre mètres, observer ceci plutôt que cela, assister à un trafic, intervenir dans une bagarre, fermer les yeux sur..., se détourner de..., se délecter de la lumière de...). C’est ce cinéma le mien."

NA


commentaire 04 :

B.

Entrevista

BORGES, interview posthume. Paroles : face à la mort, s’écoule une vie de l’adolescence (réminiscences, souvenirs évoqués, le passé réactualisé) à l’age confirmée, en passant par un(faux)document (interview au présent, comme enregistrement d’époque).

Avec :

Noemi Lapzeson

Eduardo Kohan

Franck NA

Jose Luis Borges

preneur de son : Andrea Lapzeson,

Tournage : le samedi 10 juin 2006 de 9h à 11 heure et 16 heure à 18 heure.

Cimetière des Rois.

Borges, Jorge Luis, tombe deuxième allée à gauche.

Mort un 14 juin, il y a tout juste vingt ans.

 

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