Rassemblement pour le droit au logement 14 mai 2011
samedi 14 mai 2011
par NA Franck

Les Habitants de Genève

Tribunal sur les EVICTIONs 2011 : voir :

Rassemblement pour le droit au logement trois videos

JPG - 265.2 ko
pour aggrandir
clic sur l’image

le 14 mai 2011

videos de l’action-forum du 14 mai à Genève,

Plaine de Plainpalais.

EXPULSION ZERO IMG/flv/plaineplainpalaisexpulsion.flv
3 minutes
Olivier de Marcellus,
Christian Dandrès,
Christophe Golay,
Nicolas Wirtz.

zoom d’un clic

le Logement à Genève IMG/flv/plaineplainpalais.flv
cadre présenté par Christian Dandrès en deux minutes
Le LOGEMENT un droit IMG/flv/plaineplainpalaisdroit.flv
Christophe Golay

PALC annonce : En septembre 2011, une action commune envers le Droit au Logement,

L’HABITAT PARTICIPATIF

avec la complicité de MEDIAS du WEB PARTICIPATIFS

Chacun est invité à participer.

préprogramme : voir

http://www.darksite.ch/alachaine/spip/spip.php ?article181

JPG - 80.1 ko

le projet d’intentions de l’action du 14 mai :

esquisse de Manifeste pour la réalisation du droit au logement à Genève

La « crise » du logement à Genève est devenue une plaie durable. Les collectivités publiques ne se sont pas saisies du problème malgré leurs promesses, et au mépris de leurs obligations. Avec un taux de vacance de 0,2%, trouver un appartement relève aujourd’hui de la mission impossible. La pénurie profite aux propriétaires et aux régies qui fixent les loyers à des prix abusifs selon la jurisprudence du Tribunal des baux et loyers de Genève. En clair, un 4 pièces qui devrait être loué aux alentours de 1000 ou 1200 francs par mois est généralement loué à 2000 ou 2500 francs. Le taux de rendement d’un appartement passe ainsi d’une moyenne de 5 à 6% à bien souvent 13% par année ! Sans compter le profit réalisé si l’on revend l’immeuble plus du double qu’on l’a payé ! Quand on sait qu’en moyenne seul 30% du loyer sert à la construction et à l’entretien de l’immeuble, le reste allant aux intérêts payés aux banques et aux propriétaires, on réalise l’ampleur de l’exploitation dont les locataires font l’objet. L’augmentation générale des loyers chasse les habitants modestes et une partie des classes moyennes en France voisine. Le centre ville devient peu à peu une zone résidentielle pour les plus aisés. Le droit au logement aussi bafoué pour toute une partie de la population qui vit dans la rue et qui est, de surcroit, persécutée par les autorités (confiscation des matelas et couvertures en plein hiver). Les lieux d’accueil urgence ne couvrent pas toute la demande et les conditions de vie y sont inhumaines. Pourtant, le logement est un droit qui figure dans la Constitution genevoise. Au même titre que l’éducation ou la santé. Or, il est géré comme une marchandise. Nous, habitants de Genève, réclamons le droit de vivre dignement en ville ! Dans ce contexte, bien des régisseurs cherchent à faire partir leurs locataires pour relouer plus cher. Au moindre prétexte, un retard de loyer de deux mois, des propriétaires mettent des familles entières à la porte même s’ils ont réglé leur dû et régulièrement payé leur loyer depuis ! Aujourd’hui 6 personnes par jour sont expulsées de leur logement à Genève, soit plus de 2000 par année. Les autorités laissent faire. En revanche, elles répriment les jeunes qui occupent des logements et des locaux commerciaux laissés vides. Ceux-ci permettent pourtant de limiter la spéculation sauvage et créent des lieux de logement, de culture et de vie alternatifs qui font vivre Genève ! Nous, habitants de Genève, refusons cette situation intolérable. Nous nous rassemblerons le 14 mai pour faire entendre notre colère de façon créative et pour redonner courage à tous ceux qui subissent cette situation.

Nous exigeons les mesures urgentes suivantes :

1. Limitation du règne du marché, car le logement est un droit

- Acquisition et construction massives de logements sociaux durables par les collectivités publiques. Mise à disposition de terrains et de crédits préférentiels pour les coopératives.

- Contrôle des loyers. L’Etat doit vérifier que le loyer de chaque nouveau bail mis sur le marché ne soit pas abusif au regard de la loi et de la jurisprudence genevoise

- Interdiction des résiliations de bail pour relouer plus cher ainsi que pour revendre les appartements

2. Pas d’expulsions de locataires sans solution de relogement digne et durable

3. Acceptation de l’occupation des logements et locaux commerciaux laissés vides ainsi que la construction de logements de fortune (tentes, yourtes, maisons de paille, caravanes, etc). A plus long terme, ne faudrait-il pas faire passer la propriété des terrains de la ville aux mains de la collectivité, ainsi que les sortir de la loi du marché ? Une politique démocratique d’urbanisation digne de ce nom est impossible tant qu’il s’agit d’assurer des rendements financiers à des propriétaires privés.

programme de HABITAT Participatif 2011 ForuMMEDIA