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Liberté de circulation pour les élu(e)s
lundi 19 mai 2008
par NA Franck

La Suisse est un pays démocratique oui, mais ces élus nationaux ne peuvent se rendre partout sur le territoire Suisse.

On se souvient de mad. Calmy-Rey qui dut, pour pouvoir se rendre sur la plaine du Grütli malgré les menaces faire appel à des donateurs privés pour renforcer sa sécurité, les forces de l’ordre officielles n’étant pas assez suffisantes.

Maintenant c’est Eveline Widmer-Schlumpf (UDC) qui renonce à se rendre au Sechseläuten° sous la pression des menaces.(avril 2008). Mais qui sont donc ces terroristes qui intimident à ce point des élus nationaux ? Des anarchistes kamikazes ? des opposants gauchistes hystériques ? Non ce sont des primitifs. Des Suisses de la Suisse primitive qui refusent le démocratie lorsqu’ils estiment qu’elle ne les favorisent pas. Les menaces de mort sur des personnes telles que ces femmes élues sont suffisamment fortes pour que que des territoires semblent inabordables par des politiques Suisses élus. Nous ne sommes pas dans des banlieues défavorisées livrées à des agitateurs qui voudraient dénoncer l’indigence de leurs ghettos. Nous ne sommes pas dans des quartiers que la violence ou la guerre auraient abandonnés aux mains des trafiquants et des desperados. Non. Il ne s’agit pas non plus d’une classe défavorisée souffrant d’un apartheid. Non, les terroristes sont des autochtones bien installées dans leur confort, une extrême droite qui ne prononce jamais ce nom, des bon bourgeois égoïstes qui se prennent pour des héros quand ils se vantent d’injurier et de pouvoir intimider une une femme du gouvernement. C’est la loi des grandes gueules. Le parti d’où émergent ces dérapages, enfreignant régulièrement les lois du pays, appliquent la politique de "l’offensive" : toujours pousser plus loin les dérapages qui à l’usure donnent des avancées vers une politique totalitaire. Il est possible de toucher aux normes antiracistes, de proposer des mesures contraires aux Conventions de Genève, aux Droits Humains, de menacer des personnes. Chaque dossier politique est travaillé de manière à pousser un peu loin ce qui acceptable par l’opînion publique de ce qui ne l’est finalement pas . Les électeurs sont habitués à ces manœuvres qui pour certains répondent par" Bah, C’est l’UDC. On connait leur discours, leur gout du scandale. Cela va passer." et les autres qui prennent ces spéculations au pied de la lettre. Le sandale des affiches des moutons ont eu des conséquences : la porte ouverte pour légitimer des actes racistes.

Des actes de vandalismes contre les biens d’élus tentant de s’opposer aux diktats du chef de ce parti sont perpétrés régulièrement depuis . Il est semble bien difficile d’éluder les enquêtes qui s’ensuivent.

Devant les risques encourues, encore une fois, la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf ne participera donc pas au Sechseläuten, le 14 avril à Zurich. Les autorités baissent les bras devant les menaces anonymes. La sauvagerie a gain de cause.

Les autres pays démocratiques ont de quoi être étonnés, voir déçus ou attristés d’apprendre qu’en Suisse des menaces envers des membres du gouvernement peuvent limiter leur liberté de circulation dans leur propre pays.

Le « Sechseläuten » à Zurich est une fête populaire, avec comme point culminant la "procession des confréries » zurichoises. Il y a un défilé dans des costumes traditionnels, des dizaines de groupes de chevaliers et environ 30 corps de musique, de nombreux chariots sont tirés par des chevaux qui vont de la Bahnhofstrasse et du quai Limmat à la place de « Sechseläuten » où le « Böögg » (le Bonhomme-Hiver) est brûlé. Le « Sechseläuten » est un des grands évènements de la ville de Zürich qui attire des milliers de visiteurs ainsi que des centaines de milliers de téléspectateurs. Ils n’y verront ni la Démocratie, ni la Liberté, ni la Paix.

A.D.

 

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