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Bibliobus de Porto Novo : partenariat avec le Bénin
jeudi 12 juillet

 : http://fondationreinehangbe.org/projet-bibliobus-un-enfant-un-livre-du-nouveau/

Le véhicule arrive à Cotonou avec 14 cartons de livres en décembre 2018. Le mois prochain, le parc automobile de la Fondation Reine Hangbe recevra un véhicule qui permettra d’impliquer plus d’écoles dans le projet Bibliobus : un enfant un livre. En effet, jusqu’à présent, seulement 16 établissements scolaires publics ont été sélectionnées pour recevoir une fois par mois la visite du bibliobus. La demande est très forte mais l’offre ne suit pas. En outre, le seul véhicule (déjà assez vieux) subit les contrecoups du mauvais état des routes de Porto Novo (surtout quand il pleut) qui contribue aussi à sa dégradation.

Face à cette situation et en l’absence d’un quelconque accompagnement financier des autorités, les partenaires et amis de la Fondation se sont mobilisés. C’est ainsi qu’ensemble avec eux dans le forum des contributeurs au projet, plusieurs options ont été explorées pour non seulement remplacer le véhicule actuel, mais aussi étendre l’action du bibliobus à d’autres établissements et à d’autres localités afin de mieux atteindre les cibles principales que sont les femmes et les enfants. www.fondationreinehangbe.org Avec un véhicule moins long et moins bas, la Fondation pourra faire face aux routes de Porto Novo et par la même occasion élargir le nombre d’écoles primaires sans augmenter les couts pendant que le bus, bientôt le nouveau bus, ferait le circuit des établissements secondaires et des communautés. Notre mastodonte actuel fera effet de bibliothèque de quartier.

C’est dans ce contexte que l’association PALC, Productions à la Chaine, dont l’un des membres était de passage au Bénin cette année, vient d’offrir cette limousine Citroën Evasion. Avec ce véhicule, la Fondation Reine Hangbe utilisera des bacs pour transporter les livres vers les cours primaires.

PALC est une association culturelle à Genève qui crée des événements artistiques, de l’édition, et de la production audiovisuelle. PALC a déjà réalisé des films (fictions participatives dont trois en Afrique) et des échanges culturels (dont ECRIT contre ORAL au Mali). Leur site : www.alachaine.ch

L’acheminement du véhicule à destination de Porto Novo a été soutenu par les Communes Genevoises. Par ce soutien financier, un document audiovisuel sera réalisé par Franck NA, qui témoignera de l’arrivée du véhicule fin 2018 et de l’action de la Fondation Reine HANGBE.

Le véhicule, arrivera avec 13 cartons de livres réunis grâce à l’API, Association pour le Patrimoine Industriel, qui a organisé des événements et un festival autour de l’édition en mai et juin 2018. Grâce à ces événements que les livres ont pu être collectés, stockés et triés. Leur site : www.patrimoineindustriel.ch

Ces livres sont destinés à la Fondation Reine Hangbe et ses partenaires notamment, le centre culturel OUADADA et l’ONG Humanité sans frontière tous deux à Porto Novo.

 
toujours là NOS FUTURS
vendredi 30 octobre

Les videos sur www.alachaine.ch nécessite FLASH pour lire les vidéos.

www.alachaine.ch est un site d’accueil de videos inédites. www.alachaine.ch

Ce site internet a été précurseur puisqu’il a commencé à diffuser des vdeos collaboratives depuis 10 ans, et à l’époque les videos n’étaient pas aussi utilisées par les militants, les associations, les activistes, le quidam civil. Aujourd’hui, trois millions de visiteurs distincts ont regardé les documents audiovisuels sur www.alachaine.ch Sans pub, juste par persévérance, wwww.alachaine.ch s’est fait connaitre sur la région de Genève et bien au-delà.

Pour voir vidéos, il vous faut un lecteur FLASH. Ce lecteur n’est pas à priori dans les tablettes et les smatphones, iphones etc... IIl vous faut le rajouter en le téléchargeant gratuitement.

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OMC

film participatif ALTERNATIBA LEMAN est à cette adresse :

http://www.darksite.ch/alachaine/spip/spip.php ?article366 NOS FUTURS

projeté le 21 novembre 2015

Maison des associations, salle Carlson .Genève

lors d’une soirée bilan d‘ALTERNATIBA Leman...

 
Sur le Web : NOS FUTURS
fictions participatives
mercredi 29 octobre

Il est trop tôt encore pour tirer une analyse transversale aux cinq fictions participatives que j’ai réalisées, mais on peut affirmer que le genre "fiction participative" revendique une simplicité du langage cinématographique. Sans être tout à fait le niveau zéro de l’écriture, ce sont des films réalisés sans le passage par l’écrit. Le scénario est conçu à l’oral et les plans sont dessinés sur des story-boards sommaires. Nous sommes évidement loin d’un cinéma de divertissement à grand renfort d’effets. L’image est très proche de la prise de vue d’une réalité qui nous est offerte à la hauteur du regard humain. La psychologie est rudimentaire. Et la primauté est donnée à un imaginaire collectif imprégné d’une culture locale spécifique. En cela, ce sont des documents de proximité sur le cadre de vie particulier et sur les préoccupations, les priorités, les comportements propres à la communauté qui fabrique cette histoire et ce film. Il ne s’agit donc pas de films qui auraient de sens volontairement caché, et que le public serait censé deviner. (ce qu’il ne fait jamais vraiment à la sortie d’une séance car l’analyse du contenu serait trop approximative,alambiquée et fastidieuse après une heure et demie de passivité devant l’écran.) Les intentions du cinéma commercial (politique, psychologique, sociologiques, éthiques, etc...) sont devenus des messages abscons, pleins de sous-entendus aussi intelligents que mystérieux mais dont personne n’est vraiment capable de décrypter l’intention et qui restent fumeux car personne ne prend le temps même de creuser la pseudo-signification. Il m’est arriver de demander ce qu’évoquaient Matrix ou la guerre des étoiles . les réponses furent aussi vagues qu’édifiantes de considérations superficielles voire opiacées. C’est pour cela qu’il m’est apparu important de reprendre à la base ce qui fait le cinéma : un art populaire et complet.

A la soi-disant naïveté qui se dégage de chacune de nos fictions participatives, je revendique un sens le plus évident possible. Et là peuvent commencer les commentaires.

La narration et la forme sont construites ensemble ; l’image, les dialogues et la musique marchent du même pas. Le groupe des participants s’approprient le film lors du tournage. Et le tournage est en soi un événement pendant lequel on prend des risques et on est dans la joie , on a un sentiment de liberté et on fait du cinéma."

Franck NA

 
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dimanche 22 septembre
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Videos SARHAOUI
vendredi 7 juin

le massacre du 1 septembre 2013

Les Femmes Sahraouies.

En route avec les Sahraouis

Jean ZIEGLER et Christiane PERREGAUX sur la question Sahraouie en 2013

Disparitions, In english.

Procès du démantèlement sanglant du camp de Gdim Izik

Fiction de l’enfant-sauvage Un désert trop petit pour un enfant

"le désert trop petit pour un enfant" sortie juillet 2013 film de Franck NA

Rendez-vous au Fond VERT Tunis Forum Mondial Social

Trois parlementaires et activistes sahraouis à Genève : clic en dessous pour trouver la liste des liens

 
Sur le Web : Le désert trop petit
Sur le Web
www.surparole.org
le site de la Banque des Serments Dans la Banque des Serments sont répertoriés dans centaines de vidéos de personnes qui ont donné leur parole.
scènes coupées du film "La Première Porte" et article inédit
dimanche 28 juillet 2013
par NA Franck
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En 2013, un programme gouvernemental indien, relayé localement par l’ONG INDP, permet à 25 familles de se loger pour la première fois dans de petites maisons en dur, avec jardinets. Ces familles de la caste des Intouchables )`(Dalits Irula) vont progressivement abandonner leurs huttes végétales et la précarité d’un semi-nomadisme. Mais ce mode de vie est nouveau pour elles, et elles vont mandater deux jeunes dans le cadre du film de Franck NA, pour aller voir à 700 km de chez eux mais toujours dans le Tamil Nadu, des réalisations similaires, écologiques (ferme collective) et démocratique ( Parlement des Enfants et Green Clubs). Le tournage de la fiction participative "la première Porte" est un accompagnement de ce que ces jeunes souhaitent découvrir.

Scène coupée 4 étape- bilan du voyage IMG/flv/LaPremierePorteScenecoupe4bilan1etapvoyag.flv
du film "La Premiere Porte", durée 8 min.

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Scène coupée 3 Visite village IMG/flv/LaPremierePorteScenecoupee3Visitvillage.flv
du film "La Première Porte" durée 8 min 20

 [1]

Extrait et bonus du film "la Première Porte" 2013

Pour d’autres d’informations et voir d’autres extraits, scènes coupées ou bonus du film de Franck NA, cliquer sur

Conscientisation http://www.darksite.ch/alachaine/spip/spip.php ?article248

Jardins dans village http://www.darksite.ch/alachaine/spip/spip.php ?article287

Visite de la ferme collective et écologique http://www.darksite.ch/alachaine/spip/spip.php ?article288

Bonus videos et photos de tournage http://www.darksite.ch/alachaine/spip/spip.php ?article285

 

[1] Inde du Sud, tournage d’une fiction participative au coeur d’une communauté de Dalits.

C’est maintenant une étape aboutie, de manière très carrée, bien organisée et je fus immergé complètement grâce à de judicieux passeurs auprès de communautés tribales très disposées à jouer avec le langage cinéma qu’ils connaissent même s’ils ne disposent de rien qui permettrait de ne serait ce que prendre une photo, car l’état du Tamil Nadu est connu pour avoir depuis longtemps une production cinématographique très conséquente et techniquement irréprochable même si les films produits ne dépassent guère les frontières régionales. Le style, la langue et les préoccupations communautarismes ne permettant pas souvent de faire circuler ces oeuvres ailleurs que localement.

D’ailleurs, lors de notre séjour, un film a défrayé la chronique, non pas pour ses qualités formelles ( c’est un bon thriller, film d’action empruntant à la culture américaine ses bastonnades, courses-poursuites et manque d’humour.), non, ce film de Kamal HAASAN a fait la une dans tous les journaux, car la censure nationale a envisagé de condamner son auteur et mettre ce film au ban pour incitation à la violence envers une communauté : en effet, le musulman (ou du moins l ’intégriste terroriste,) est campé dans le

rôle du méchant de manière caricaturale. Apparemment, les seuls à avoir manifester publiquement auront été les défenseurs (hindi) du film. Ouf. On aurait pu s’attendre à un enflammement de violences qui dégénèrent en Inde de façon extrêmement subit. L’auteur, réalisateur et acteur mis en cause s’est défendu, argumentant que son frère était musulman, et menaçant de quitter l’état si l ’administration devait interdire son film. Après les multinationales, c’est le tour aux artistes de damer le pion aux autorités, en perte visiblement de crédibilité.

Mais de cette polémique, on retiendra surtout que la cocotte est toujours prête à exploser et que des bouchers héroïques attendent leurs tours d’entrer en scène pendant que des législateurs liberticides guettent le moment propice pour grignoter le libre arbitre des citoyens ; Chacun rivalisant de malice et de constance obtue. L’Afrique de l’Ouest et du Nord se sont cette année particulièrement singularisées.

En Inde, dans le Tamil Nadu qui nous occupe, les confessions cohabitent, bien marquées, aux habits, rites, sons et signes ostentatoires. Tout le monde profite, même à Pondichery, des différents appels religieux avant l’aube. Le muezzin enchaîne avec l’appel à la prière du prêtre hindou, et les cloches de l’église ferment la marche. Le jour peut se lever. Et les amateurs de grasses matinées peuvent brièvement se rendormir avant que les klaxons de la rue ne les désenlacent, pour l’heure, de Morphée.

" La Première Porte".

La proposition conçue conjointement au préalable par l’ONG INDP et par moi, fut de réaliser une fiction participative avec une tribu d’Intouchables (les Dalits Siriu) dans l’arrière-pays de la région de Chennai (anciennement Madras) : Et nous nous y sommes tenus. :

Une équipe audiovisuelle composée essentiellement d’Indiens de la caste des Dalits (une sous-caste même), structurés en tribus rurales, parfois nomades quand leur habitat précaire nécessite d`être reconstruit (environ tous les quatre ans) à partir de végétaux tressés, coupés dans la forêt, et bien sûr, de moins en moins accessibles, de moins en moins dans un milieu naturel ouvert, et de plus en plus revendiqués par des propriétaires terriens, brandissant d’une main un gourdin, de l’autre un extrait de cadastre. J’ai été témoin d’installations barbelées qui interdisant tout un village (le premier que je visita) aux terrains adjacents, après une expulsion brusque et musclée d’un petit terrain abandonné qui aurait permis de déposer les huttes de 27 familles environ, pendant que de l’autre côté de la route, se construisaient leurs futures vingt sept maisons, en dur cette fois. La durée des travaux d’environ deux années, aurait été perçue moins inconfortable à ces familles de Dalits, qui durent se résoudre à construire leurs huttes provisoires, dans le chantier de construction de leur propres maisons en dur.

Et actuellement, les deux habitats cohabitent encore, la brique et le rameau de palme, les deux sont imbriqués l’un dans l’autre, les familles vacant à leurs tâches ménagères d’une maisonnette vide et en cours d’étanchéité, d’électricité, etc....et une hutte végétale, à même la terre, d’un grand dépouillement, mais issue d’un somme de connaissances écologiques et culturelles. C’est cela le contexte du film. C’est de ce village, proche de la station balnéaire de Mamalapuram, et avec ses habitants que se construisit la narration du film. Au bout de quelques jours qui permirent de faire connaissance, mais aussi de filmer des plans essentiels à notre projet de film : tout particulièrement la cérémonie lors de la pose des chambranles de portes. Quand on finit une maison dans la vallée du Rhône, un petit arbre (chêne, sapin, gui ou buis) est accroché au fut de la cheminée. Dans cette région de l’Inde, le rite qui marque la construction de la maison, est la bénédiction de la porte. C’est d’ailleurs ce qui a donné le nom au film : "La Première Porte". Car effectivement, pour les habitants présents qui n’avaient connu que la vie sous d’éphémères huttes végétales, la pose du cadre de la porte était le symbole d’une nouvelle vie, d’une nouvelle façon de voir le futur.

La maisonnette était loin d’être finie, mais 24 cadres de portes furent posés en une après-midi par deux maçons et chaque cadre de porte connut un rituel de purification et de bénédiction, aux sons de prières et aux parfums de l’encens, du lait de coco, aux couleurs des saris neufs et aux dessins de craies et de poudres colorées sur le bois jaune du cadre de prote, sur le seuil de la porte et jusque dans des fruits et des petits autels construits pour l’occasion.

Dans l’équipe audiovisuelle, furent élus deux jeunes du village, une fille, Prya et un jeune homme, Svinivasan qui devinrent les protagonistes principaux que nous allions accompagnés dans un parcours d’environ 750 kilomètres vers une autre communauté similaire à la leur, mais qui avait élaboré une coopérative agricole pilote. Et cela interessait les habitants du village de départ, eux qui depuis quelques temps avaient de nouveaux projets, liés à l’émancipation que leur procurait l’habitat en dur. Le jeune adulte avait d’ailleurs commencé une entreprise de vermiculture (élevage de lombric pour enrichir le compost en engrais). Et là-bas, dans l’autre coopérative, à côté de Sathymangalam, ils avaient eux aussi, paraît-il, des techniques de valorisation du compost. Le compost, les déchets, domaine traditionnellement attribué aux Dalits, pouvaient devenir une source d’innovation et de ressources financières. Et nous avons fait ce voyage, ensemble, avec deux étapes : l’une dans un Green Club (réseau d’éducation populaire axé sur des considérations environnementales) dans la région d’Erode et l’autre afin d’assister à une assemblée du Parlement des Enfants sur le péristyle du temple d’un village à côté de Salem. Des belles rencontres qui sont rentrées naturellement dans l’histoire de notre road-movie à l’indienne.

Nous avons confié une caméra aux deux jeunes et nous nous sommes un peu écartés, pour les laisser passer devant, élargissant ainsi légèrement le cadre, pour les voir découvrir ce que nous découvrions, nous aussi.

Bien sûr, en toile de fond de belles intentions humanistes : autosuffisance alimentaire, regain de fierté d’une population opprimée, connaissances et salubrité, alternative à l’exode rurale, droit au logement, développement durable et paix culturelle,...bien sûr. Mais pour éviter le prêchi-prêcha, une solide envie de se faire plaisir, et surtout de partager plutôt que d’assister : Partager les découvertes, partager des repas, partager des émotions, partager un voyage, partager la fabrication d’un film plutôt que d’assister à un voyage, d’assister à un repas, d’assister à une découverte, etc... C’est cela le principe de "La Première Porte".*

De notre point de départ, ce nouveau village en dur à côté de Mamalupuram, il y aurait sans doute beaucoup à dire du modèle d’habitat imposé par une administration distante. Mais nous n’en sommes plus à tergiverser. Les heures d’études sont des heures faibles, disait Johannes Itten, professeur du Bauhaus. Il s’agit pour ses futurs occupants, anciens petits paysans semi-nomades, de ne plus connaitre un sol de boue jusque sous la couche à chaque mousson. (ces dernières années au moins deux enfants sont morts dans ce village des conditions de vie rendues misérables par l’humidité.) Il s’agit de ne plus vivre reclus, à l’orée de la jungle, chaque jour plus réduite. Il s’agit de ne plus être dépendant de la révocable clémence de propriétaires d’un territoire désormais cadastré. L’indigence extrême, le faible nombre de membres d’une communauté, et l’éparpillement des communautés, le taux élevé d’illettrisme parmi la génération des parents, et enfin, l’ancestrale statut de sous-citoyen malgré le texte de la Constitution Indienne, tout cela a contribué à rendre encore plus faibles ceux qui étaient systématiquement assujettis et piétinés depuis des siècles.

Il s’agit donc aujourd’hui de saisir cette opportunité. D’apprendre à vivre dans une maison. En dur. Une vraie. Avec une porte, enfin bientôt une porte, et il ne sera plus nécessaire de se plier en quatre comme chaque fois que l’on rentrait ou sortait de la hutte (l’ ouverture est très basse, car le toit de palmes descend très bas, sans doute pour se protéger contre les pluies en limitant les ouvertures. Ou pour encore mieux courber l’échine.

Donc, il s’agit aujourd’hui de saisir donc cette opportunité qu’offre la construction d’une maison offerte par des mesures publiques (Gouvernementales, régionales et communales) mises en oeuvre par l’ONG qui me mandata pour ce film : INDP.

Pour tirer un premier bilan de cette mutation radicale d’habitat, souhaitée vivement par leurs occupants, il faut pouvoir aller au bout du processus, et ne pas avoir d’avoir de préjugés ni esthétiques ni sociaux, pour permettre à cette population de faire un film ou d’avoir un toit en dur.

Dimanche doivent être posés les châssis des portes. Une vingtaine, brandie par les mains des femmes de la maison, maison inachevée de briques et de ciment, avec sa terrasse qui attend son étanchéité, et les saignées dans les murs dans lesquels sont tirer les câbles électriques, pas tous reliés ; Et avec parfois rien : la pièce unique est vide, l’unique fenêtre est béante, la porte est en attente de son cadre de bois, qui, comme les vingt autres châssis de bois, sera béni, aux yeux de tous, et sous le regard divin. Même les cases végétales, grises et tapies derrière les toutes nouvelles maisons, assisteront à la cérémonie de " La Première Porte".


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