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film " 20 ans, c’est tout une histoire !"
mercredi 1er janvier

" 20 ans, c’est tout une histoire !" fable contemporaine.

Une conception et un tournage participatifs.

Premières projections : quartier des Promenades de l’Europe, novembre 2012 . projection : du film "20 ans c’est tout une histoire"

Première fiction participative d’une série de SIX, tournés en cinq ans, dans différents pays ( Afrique, Inde, Europe, camp de réfugiés)

 
Journaux de rues Montréal / Genève
mardi 18 avril 2017
par NA Franck
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Camelot de l’ITINERAIRE
photo Mario Alberto Reyes Zamora

Journaux de rues : Montréal / Genève décembre 2016/ mai 2017

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Genève

Echange entre L’ITINERAIRE et LA FEUILLE DE TREFLE.

"La Feuille de Trèfle*" est vendue dans les rues de Genève par les "gens en rade".*
 "L’Itinéraire*" est le journal vendu dans les rues de Montréal par ses camelots indigents. (13 employés, et environ 230 vendeurs)

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journal de rue de Montréal
Echange Journaux de rue IMG/flv/echangeJournauxderue.flv
Montréal / Genève
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Journal de rue de Genève

Franck NA propose à chacun de ces deux médias d’accueillir dans ses colonnes, un portrait de son homologue lointain.

La parole est ainsi donné à des auteurs qui comparent leurs parcours et celui de leurs journaux. Les deux rédactions ont accepté ce regard croisé et la publication par dessus l’Atlantique-

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ECHANGEs présentés dans le cadre de Mon quartier au Coeur du Monde, quinzaine de la Participation http://www.darksite.ch/alachaine/spip/spip.php ?article404

La Feuille de Trèfle

La Feuille de Trèfle est vendue dans les rues de Genève par les « gens en rade ». L’Itinéraire est le journal vendu dans les rues de Montréal par ses camelots. (13 employés, et environ 230 vendeurs). Ce journal a édité un numéro spécial sur le Forum Social Mondial 2016.

Franck NA propose à chacun de ces deux médias d’accueillir dans ses colonnes, un portrait de son homologue lointain.

La parole est ainsi donné à des auteurs qui comparent leurs parcours et celui de leurs journaux de chaque côté de l’Atlantique.

Ce jumelage est visible aussi en vidéo sur www.alachaine.ch et sera présenté dans le cadre de la quinzaine de la participation " Mon Quartier au Coeur du Monde" : http://www.darksite.ch/alachaine/spip/spip.php ?article404 Cette correspondance est une façon de parler de la précarité de l’intérieur, par la base en mettant la question à une échelle globale.


La Feuille de Trèfle

Nous arrivons à éditer quatre à cinq magazines par an et en plus, à l’approche des fêtes de fin d’année, nous publions un calendrier.

Le magazine est avant tout un espace d’expression pour les personnes en rupture sociale. Les vendeurs de La Feuille de Trèfle, mais aussi d’autres, peuvent ainsi écrire, dessiner, publier des photos, etc. sur des sujets variés qui les intéressent. Nous avons un atelier d’écriture, très prolifique, composé d’une dizaine de personnes, et actuellement c’est à lui que nous devons une grande partie des textes que nous publions. Des bénévoles nous envoient également des textes par moment. Il arrive aussi que nous diffusions de l’information, même si ce n’est pas la vocation première du magazine. Il n’y a stricto sensu pas de journaliste à La Feuille de Trèfle.

Ces dernières années, nous donnons à un (ou des) photographe(s), amateur(s) ou professionnel(s), l’opportunité d’illustrer un calendrier selon un thème imposé. Les poèmes et citations que nous insérons sont des choix de notre staff responsable de l’association.

La distribution : La Feuille de Trèfle est le moyen d’un petit revenu pour les vendeurs (ils sont une quinzaine). Ils participent aux frais d’impression en achetant les magazines (1 franc par numéro) et le vendent au « prix à bien plaire ». Nous n’intervenons donc pas sur l’argent qu’ils peuvent gagner. Bien sûr, nous accordons de petits crédits (sans intérêts) pour qu’ils puissent s’approvisionner même s’ils n’ont, sur le moment, pas d’argent. En outre, en participant d’une manière ou d’une autre au contenu d’un numéro, ils reçoivent gratuitement des exemplaires.

Le calendrier, bien que plus cher à la production, est cédé aux vendeurs dans les mêmes conditions qu’un magazine, mais ils ne participent pas à sa conception. Le calendrier est un peu le cadeau de Noël pour eux car il a beaucoup de succès auprès de la population genevoise.

Nous ne proposons pas d’abonnement ou de publication sur le web, car nous tenons à ce que La Feuille de Trèfle reste un revenu exclusif pour les personnes qui la vendent et, peut-être encore plus important, qu’elle serve de passerelle, d’un outil de contact entre les gens en situation précaire et le reste de la société.

Renato

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pour zoomer
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L’Itinéraire

Quand le journal L’Itinéraire a été publié en premier, en 1992, il était en papier mat, comptait 16 pages en tout et était très artisanal. De plus, il était publié de façon sporadique. Lancé officiellement en 1994, le magazine L’Itinéraire était aussi en papier mat, principalement en noir et blanc et comportait 24 pages. Ce ne sera qu’en 1995 qu’il deviendra mensuel. Puis en 2010, débute la publication bimensuelle à 48 pages par parution. Cette année, nous avons également lancé notre version numérique L’Itinéraire Extra (https://itineraire.ca), un complément du magazine papier (mais pas l’édition intégrale).

Aujourd’hui nous sommes très fiers de ce qu’est devenu L’Itinéraire (tant le magazine que l’organisme). Notre publication a une portée sociale et une belle réputation tant dans la collectivité que dans l’espace médiatique québécois. Josée Panet-Raymond (rédactrice en chef de l’Itinéraire)

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par Mario Alberto Reyes Zamora

Une voix dissidente :

Au Québec, on appelle avec justesse « camelots » les vendeurs de rue, en particulier des journaux, et on appelle « itinérants », les personnes sans domicile fixe ou les indigents.

Les journaux de rue... un outil pour lutter contre la pauvreté ou la gérer ?

Les journaux de rue pourraient être le laboratoire d’une autre façon de « vivre ensemble », le lieu où l’on pourrait redéfinir les notions d’emploi et de salaire et surtout celle de travail et de revenu décent, redéfinir les concepts de rentabilité et d’humanité...

Les chômeurs et autres « laissés-pour-comptes » demeurent la pointe visible d’un appauvrissement généralisé… et c’est dans ce climat que sont nés les premiers journaux de rue en Europe et en Amérique, il y a un peu plus d’une vingtaine d’années...

Si, à l’origine les journaux de rue visaient à donner une voix aux « sans-voix », force est d’admettre qu’ils sont rapidement devenus les porte-voix de ceux qui parlent en leur nom et prétendent être les plus aptes à défendre leurs intérêts... Mais est ce bien le cas ?

Malheureusement rien n’est moins sûr ! Si les structures de ces journaux de rue, noyautés administrativement par le « privé », se sont développées au point d’offrir une panoplie de services « d’aide aux démunis », les conditions réelles d’existence de même que le statut de ceux qui en sont les bénéficiaires n’ont guère évolué... Un des effets pervers de l’élasticité du concept « d’économie sociale » est de cautionner une certaine « industrie de la pauvreté » : on est en effet plus préoccupé à gérer la pauvreté qu’à travailler en amont afin de l’éradiquer en revendiquant pour les camelots les mêmes droits reconnus aux autres citoyens...

Ainsi, bien que les revenus obtenus par la vente d’un journal de rue permettent aux camelots, partout à travers le monde, d’améliorer sensiblement leurs conditions d’existences, ces derniers ne jouissent d’aucun statut réel à l’intérieur de ces organismes-entreprises, demeurant sous la tutelle d’un État qui limite leur droit de percevoir des gains de travail (ou autres...) bien en deçà de ce qu’il est convenu d’appeler le « seuil de la pauvreté ».

À quoi sert le « privilège » de pouvoir travailler sans le « droit » de toucher aux fruits (même minimes) de son travail ?

Il faut se rappeler que c’est le journal lui-même et la vente du journal dans la rue par des camelots qui donne à l’organisme-entreprise et ses partenaires corporatifs la visibilité sur laquelle comptent justement les dits partenaires, soignant leur image « citoyenne »...

Il faut de toute urgence que les dirigeants des journaux de rue comprennent qu’ils ont une responsabilité envers leurs camelots et exigent des autorités des assouplissements relatifs aux dispositions et lois sur l’aide sociale auxquelles leurs camelots sont assujettis, afin que ces derniers puissent non seulement combler en toute légalité leurs besoins de bases mais aussi retrouver une certaine autonomie dont les journaux de rue vantent (et vendent) pourtant les bienfaits... et s’arrogent le mérite !

À défaut de quoi on aura raison de dire que la vente du journal sur la rue par des personnes mal-prises ou mal-munies n’est qu’une forme de ’’javelisation’’ ou d’aseptisation de la misère afin de lui donner un visage socialement acceptable !

À l’heure des débats passionnés autour de la question du « mourir dans la dignité », il est temps de parler du « vivre dans la dignité »... et pas juste en parler !

Jean-Marie Tison (ex-camelot de l’Itinéraire pendant vingt-deux ans)


A la question « est-ce que votre média pourrait devenir militant ? », la réponse a été, sans équivoque négative de la part de l’un comme de l’autre des deux médias.


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ITINERAIRE
réunion de camelots

INDEX :

Carrefour-Rue (Genève) : Association faîtière

La Coulou : Plus spécifiquement dédiée au logement

Carrefour des Arts : Pour rendre la culture accessible au plus grand nombre et permettre à des artistes de s’exprimer.

« Radio sans chaîne » Web-radio ( www.radio-sans-chaine.com ). On y voit par exemple des photos de réunions de rédaction. (Il y a aussi des photos sous « archives »)

« Eureka » L’un des deux hameaux de studios mobiles. Ces studios sont inspirés de containers maritimes, mais sont fabriqués spécifiquement pour le logement.

« La Coulou » L’ « abri pour sans abri » ; la description est très claire dans les rapports d’activité. Les photos les plus récentes ne sont malheureusement pas encore en haute résolution.

Marc barbier à cartouche (François) » Un barbier qui officie bénévolement dans notre bus « Car Touche ». Ce bus, très visible derrière la gare, sert aussi de lieu de permanence pour les vendeurs de La Feuille de Trèfle qui viennent s’y approvisionner en magazines.

« Noé » Deuxième hameau de studios mobiles. Un troisième hameau est prévu pour le printemps 2017.

« Le Hameau des Chemineaux » (orthographe spéciale volontaire et officielle, même si parfois le nom est écrit différemment sur notre site ou dans la presse). Voir description page 13 du rapport d’activité. (Il y a aussi des photos sous « archives »)

« la Jouetterie », rue des Grottes, Genève.


http://www.carrefour-rue.ch/f/rap/rapport_CR_2015.pdf http://www.carrefour-rue.ch/f/rap/rapport_LaCoulou_2015.pdf http://www.carrefour-rue.ch/cr.php ?p=actu&s=presse ---------

 

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NA Renato
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Mon quartier au Coeur du Monde
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