Les Chroniques de Garence

25 septembre 2010

Le retour de Garence et Romy!

Classé dans : Les hommes, Voyages — Garence @ 13 h 52 min

Réveil chaotique, écoeuré et presque gueule de boi – isé quatre petites heures plus tard. Je me rends à la piscine, laissant Romy dans les gouffres du sommeil car sinon « ça ne va pas être possible ! » Quelques heures plus tard, nos deux corps allongés sur les transats, nous savourons de ne rien faire en ce premier jour de l’an 2010. C’est à ce moment que Laure Manaudou resurgit dans la vie de Romy et de la mienne pour le coup ! Cette fois ma compagnonne de voyage s’assure par un regard insistant que je vois bien la nageuse. Rassurée de savoir que je la repère, elle continue son chemin avec un grand sourire sur le visage. Romy ou les petits bonheurs de la vie. Voilà un joli titre pour un roman.

Le ventre se manifestant, nous entreprenons une excursion en ville dans l’espoir de manger une petite salade. A notre grande surprise, tous les restaurants sont fermés. Nous comprenons être le premier jour de l’an, mais n’entendons pas la fermeture générale en haute saison. Cette réflexion m’amène à une autre question : pourquoi l’île n’est-elle pas plus développée ? Elle est magnifique et tout le monde peut y trouver son bonheur (plage, randonnées, plongée, le volcan, les cirques, une flore absolument extraordinaire), alors pourquoi cet arrêt dans le temps concernant le développement ? Certes, les touristes sont à nonante pourcents composés de français de la métropole, mais tout de même !

Au détour d’un virage, nous tombons sur un snack, seul point de ravitaillement ouvert. Les gens attendent patiemment, assis devant la roulotte sale, agrémentée de mouches et de sandwichs inachevés sur les tables d’accueil. Nous passons notre commande et faisons un affront aux calories en choisissant un sandwich composé de steak, frites et fromage fondu, la cuite de la veille faisant son appel du gras. Les tickets annoncent une attente de plusieurs dizaines de minutes, munies de nos livres, nous nous asseyons et nous plongeons naturellement dans nos histoires respectives.

Romy et moi avons la même pensée : nous devons paraître absurdes, avec nos livres en attendant la commande au milieu d’autochtones et de touristes métropolitains tous alignés face à la roulotte. Minutes après minutes, l’accent créole (encore une fois pas tout à fait compréhensible) annonce les différents sandwichs tant attendus, les uns plus caloriques que les autres.

Les victuailles arrivent finalement dans nos bouches et sur le parking, alors que nous regagnons notre monture, nous entendons une version de « Heal the World » en créole (rien n’est impossible comme je le dis à Romy, rien !) ! Un petit sourire est esquissé, puis un rire partagé.

Les différentes rencontres avec Laure Manaudou rythment la fin de la journée de far niente, permettant à Romy ses petits commentaires et ses sourires à l’idée de vivre « Public » (le magazine) en vrai.

Nous continuons notre réflexion sur notre rapport aux hommes dans la piscine (l’eau a cet effet accoucheur de la pensée) et tenons une piste sur notre exigence certainement trop haute en la matière. Il doit être virile, mais pas macho et surtout sensible, intelligent, créatif, drôle, curieux, dynamique, pas un perdu de la vie, ayant un projet, pas raciste, aimant la culture, etc ! Homme et à la fois avec une sensibilité féminine. Mais surtout sachant ce qu’il veut (ce dernier aspect ayant apparemment oublié d’être une des composantes des hommes de notre âge).

Romy me pose une question cet après-midi, qui me laisse perplexe : quel est le dernier homme qui t’ait plu ? Là, je réalise, qu’à part Marc, rencontré 2 mois auparavant, le dernier remonte à quelques années. Si je cherche où est mon problème, je dois admettre qu’une partie de celui-ci vient du fait que peu d’hommes me plait. Je vais continuer mon introspection sur le sujet.

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