Les Chroniques de Garence

27 juin 2010

Carnets de voyage (la suite toujours!)

Classé dans : Non classé, Voyages — Garence @ 11 h 43 min

Dernier jour de l’an 2009. Ce que tu as descendu, tu devras le monter. Ce que tu as gravi, tu pourras le descendre.

Durant la nuit, le ciel et la pluie sont tombés sur le toit de notre humble demeure d’accueil, mais au réveil, la malchance de la veille semble nous avoir quittées et nous bénéficions d’un ciel dégagé.

Première étape : le petit-déjeuner rituel avant de nous diriger vers la destination choisie : Cascade Bras Rouge. La marche sera un prétexte à faire le bilan et ainsi clore l’année symboliquement. Nos iPods en mode aléatoire, des rythmes entraînants nous accompagnent pour le début de notre balade. Le soleil et la chaleur également.

Après quatre heures de marche, le bilan 2009 sera : trop d’achats compulsifs (retirez-moi ma VISA !), prise de kilos superflu, pas suffisamment dormi, des petits soucis de santé, commencé mes chroniques, voyages, la musique, de belles rencontres, fiasco sentimental, de jolies retrouvailles, certaines amitiés mises à l’épreuve, je suis une super marraine, manque de rigueur dans tout ce qui concerne les à côtés du travail. 2009 aura été éprouvante et je suis bien contente qu’elle se termine !

Un petit tour aux toilettes de l’hôtel, un peu de cool feet sur les pieds (une vraie bénédiction !) et nous voilà à la recherche du vin du Cilaos afin d’en rapporter quelques bouteilles au retour. Nous apercevons une boutique, j’entreprends un parcage et voilà que l’incident survient ! Pour la première fois de ma vie, je choque une autre voiture. Mon sang ne fait qu’un tour et se glace littéralement. Romy me demande : « Tu veux faire quoi ? » Cette question me fait prendre conscience du fait que je peux avoir plusieurs choix, dont celui de fuir lâchement et malhonnêtement. La perspective de terminer l’année par un constat et des frais supplémentaires me fait choisir la lâcheté. Nous fuyons donc avec un petit sentiment de culpabilité qui nous quitte 5 minutes plus tard.

Deux rues plus loin, un nouveau panneau nous annonce l’élixir promis. Nous nous arrêtons, la guérite contenant le commerce improvisé vide, nous commençons à saluer par des francs « Bonjour ! », la bâtisse, puis le jardin attenant à la guérite. Un vieux bonhomme (une histoire à lui tout seul !) à l’accent pas toujours compréhensible nous rejoint et entreprend de nous faire déguster les précieux breuvages. Conduisant, je trempe le bout de mes lèvres dans chaque vin, tandis que Romy boit les fonds de verre. Cinq bouteilles achetées plus tard, nous partons direction Saint-Gilles les Bains.

Sur la route, fidèles à nos rites de dernière journée de l’année, nous passons par l’étape « purification par les pieds » et nous arrêtons au détour de l’océan (la partie enfin « baignable » nous appelant de manière irrésistible) afin de tremper nos pieds dans l’eau.

Saint-Gilles : encore un petit rituel qui s’avère une fausse bonne idée : brûler des petits papiers de ce que nous voulons jeter de 2009. 20 minutes pour brûler 20 papiers dans un cendriers, oui la prochaine fois je ne les plierai pas en « 12/50 » (en langage Romycien, 12/50 signifiant beaucoup) c’est certain !

Des gueules refaites nous satisfaisant à moitié, nous nous rendons à la réception afin de commander un taxi, car aberration suprême, la résidence, néanmoins avec piscine, se trouve en dehors de la ville. Mais en ce jour de fête, impossible d’en trouver un. Nous sommes résignées à nous rendre à pied jusqu’au centre, 45 minutes selon la réceptionniste, lorsque celle-ci nous informe d’un mode de transport inconnu de nous : le vol de nuit (transport des hôtels aux restaurants sur demande du client). Nous sommes enchantées par la nouvelle et 10 minutes plus tard, notre chauffeur arrive !

C’est à ce moment que Romy voit Laure Manaudou et en devient toute émue. La petite excitation se lit dans le brillant de ses yeux et elle me gronde presque de ne l’avoir vue.

Nous découvrons en chemin que nous nous rendons dans un tex mex et sommes ravies de changer de nourriture. Au menu un bon gros morceau de viande de bœuf grillé saignant (!) et des « Mojitos Royaux » !

Après quelques-uns de ces Mojitos et un ti punch offert par un compagnon invité sympathique et « distrayant », comme dirait Romy, mais ni charmant, ni intéressant, nous regagnons la plage et en chemin, débarque 2010 ! Nous nous serrons dans les bras, heureuses et ivres, en espérant que la nouvelle année sera plus clémente avec nous.

Sur la plage, une disco est mise en place. Une impulsion de Mojitos et de joie me fait m’engouffrer dans l’océan en oubliant que j’ai à la main mon satané téléphone portable et le trempe. Je suis ainsi privée de mon fidèle compagnon et ne peux envoyer tous mes vœux. La femme de sur communication que je suis est presque au désespoir, s’acharne un moment et un peu plus à le faire redémarrer, en vain. Romy s’y met sans succès.

voyage4_final

La musique ne nous plaît pas, mais nous voulons danser et fêter. Nos corps se lancent sur la piste de danse en bois, nous y mettons toute notre volonté, mais la musique a finalement raison de nous. Assises, face à l’océan (moment de plénitude), l’infini du ciel et de l’eau devant nous, la lune presque pleine, nous parlons d’hommes.

La fatigue et l’ivresse ont peu à peu raison de nous, nous décidons d’entreprendre le chemin du retour. Marchant sur le trottoir avec une flemme subite qui se manifeste, je ressors un vieil ami non utilisé depuis des années : mon pouce. Moins de 10 voitures plus tard, un jeune homme s’arrête et nous dépose devant notre hôtel. Décidément, 2010, commence bien ! Dodo à 3 heures 30, l’ivresse encore là.

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