Les Chroniques de Garence

18 février 2011

Carnets de voyage: de la Réunion à Maurice!

Classé dans : Non classé — Garence @ 17 h 19 min

Samedi, Le Maïdo. Nous empruntons une route lacée (une fois de plus) afin d’observer la vue du troisième cirque. Chérie FM toujours avec nous, la chanson de Vanessa nous fait tourner le bouton du volume et nous chantons joyeusement à l’aide de nos deux organes assez puissants le refrain désormais connu. Une petite frayeur en gravissant la montagne, les nuages arrivent ! Ah non ! Nous refusons le mauvais sort ! Heureusement, une fois ces derniers dépassés, la vue imprenable sur le cirque nous affuble de sourires satisfaits.

Au retour, nous ne manquons pas de nous arrêter chez Nano, distillerie de Géraniums promettant huiles essentielles, eaux florales, parfums, shampoings, huiles, sels et autres bonheurs pour les acheteuses invétérées que nous sommes. Un peu moins de 200 euros et un pipi sauvage plus tard, route toujours.

A midi, encore traumatisées par le sandwich du premier, nous décidons de manger une salade à l’hôtel. La pause repas devient ainsi un spectacle à lui tout seul, car nous restons  occupées à observer la serveuse (d’une cinquantaine d’année), par ma foi, plus rocambolesque qu’autre chose ! Bien mal chaussée pour son travail et perdant ainsi du peu d’efficacité qu’elle aurait pu avoir,  elle courate d’un côté à l’autre du restaurant, se brûlant en sortant le pain du four, oubliant successivement les carafes d’eau tant attendues ainsi que nos salades (je m’outre du fait qu’une tablée venue s’installer après nous, soit servie avant nous alors que nous avons passé la même commande !), et nous impose tout du long une bande sonore rythmée par son pas maladroit. Sa nuque se trempe petit à petit et laisse perler des gouttes de plus en plus abondantes. Au bout d’un temps certain, nous pouvons enfin ingurgiter notre verdure tant attendue.

Après-midi à la plage, la soirée sera aux odeurs et au goût d’une magnifique entrecôte (avec un interlude dû à le réapparition de notre ami peu intéressant du 31), le retour à l’hôtel avant 23 heures, car demain nous retournons voir le volcan et le voir pour de vrai cette fois ! Nous savons déjà que la marche ne sera pas possible, le volcan est en activité, mais FIGHT TO WIN, 2010 nous promet d’être une bonne année, nous allons conjurer le mauvais temps de la première tentative !

4h15, le réveil retenti dans notre chambrée qui pense naïvement entamer la seconde partie de sa nuit. D’abord décidée à rester au lit quelques minutes de plus, un sursaut de motivation électrise mon corps à l’idée de voir ENFIN le fameux volcan et je me lève ainsi direction douche vivifiante ! Romy me suit avec un petit décalage.

Le trajet est calme et endormi, Chérie FM également. Nous empruntons la route connue sous le déluge quelques jours plus tôt et découvrons ainsi la beauté exceptionnelle du paysage. Le cirque, la terre volcanique et en haut, au Pas de Belcombe, nous admirons finalement! le Piton de la Fournaise. Nous sommes tout de même un peu déçues de ne pouvoir entreprendre la marche, mais surtout fières d’avoir mené notre projet à bout et nous savourons la galette à la frangipane en l’honneur des rois face au volcan.

La marche avortée, nous avons le temps de nous rendre à Saint-Denis visiter la ville avant de prendre l’avion pour l’Île Maurice.

Lorsque nous arrivons à destination, nous constatons désolées, la ville fantôme. J’avais oublié le dimanche hebdomadaire salutaire pour les honnêtes travailleurs, mais frustrant pour les vacancières en mal d’achats. Certains points stratégiques peu nombreux (comme le petit marché), nous confirment que la ville est vivante et habitée. Nous entreprenons la visite conseillée par le guide et sommes charmées par les habitations, le délabrement souvent et les nombreux lieux prometteurs d’une vie nocturne plus intense.

Un tour au travers des rues, une barquette d’ananas savourée, deux coups de soleil et une salade chez Paul nous prédisposent à reprendre la route direction aéroport Roland Garos.

Nous rendons notre fidèle monture (prise de la compétitivité de Romy, je demande si nos camarades ont déjà rendu leur voiture, la réponse est évidemment oui. Zut !) et sortons pour la première fois tout ce que nous avons accumulé depuis une semaine. Impossible ne rime pas avec nous, nous arrivons à tout empaqueter. Romy a un peu plus de peine à tout combiner et c’est ainsi, qu’armée de courage et de volonté, qu’elle arrive à transporter, de la voiture au guichet du check in, un gros sac à dos, un petit sac à dos, un sac en bandouillère, un sac en plastique, un carton vide et deux bouteilles d’eau. Mortes de rire et de sueur, nous atteignons le guichet. Romy arrive, dans la file d’attente, à tout caser dans 3 sacs ! Nous abandonnons tout de même nos victuailles et les bouteilles d’eau, règles d’aéroport obligent. Nous achèterons une valise supplémentaire à Maurice, cela est certain !

final

Une petite contrariété pour ma camarade : elle oublie sa crème solaire dans son bagage à main et se voit contrainte de la laisser sur place. Elle crie à la persécution et se résigne malgré elle.

Le vol sera accompagné des cris de joie et de peurs de certains non habitués aux avions. L’arrivée à Maurice se fait sous le regard strict des autorités. Nous parcourons l’île, aux airs d’Inde parlant français, avec nos concurrents jusqu’au Trou aux Biches, lieu d’accueil pour les trois derniers jours de notre aventure. De nouvelles senteurs nous accueillent.

Une chambre énorme, une véranda sans accès direct depuis notre chambre (ce qui perturbe grandement Romy), un repas et voilà que ma compagnonne se plonge à nouveau dans son guide afin de nous aider à programmer les derniers jours de la manière la plus optimale possible.

Le peu de jours sur l’île nous perturbe quant au choix des nombreuses activités, mais nous nous décidons finalement pour une visite de la capitale le lendemain matin, ainsi que la visite du jardin Pamplemousse pour finir la journée par un peu de plage.

©MonalisaOD

©Garence

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