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Chroniques
 

tribune de genève le 4 juillet 2012

«Opération Libertad», après le film, le disque. Punk!

Par Fabrice Gottraux le 03.07.2012 à 00:00

Une ligne de basse puissante, encastrée dans les graves, trois accords de guitares saturés jetés à grande vitesse. Du rock réduit à l’essentiel, une énergie brute parée pour soulever le texte scandé au micro: «Personne ne peut comprendre les gens désespérés!/Arbeit macht frei/Stammheim macht Frei.» Voici Tot 77, une chanson punk coup-de-poing des années septante, signée Technycolor. Une chanson emblématique aussi pour le cinéaste Nicolas Wadimoff, qui avait 15 ans lors de sa sortie en 1979. Le groupe était genevois. Nicolas Wadimoff était fan.

Une ligne de basse puissante, encastrée dans les graves, trois accords de guitares saturés jetés à grande vitesse. Du rock réduit à l’essentiel, une énergie brute parée pour soulever le texte scandé au micro: «Personne ne peut comprendre les gens désespérés!/Arbeit macht frei/Stammheim macht Frei.» Voici Tot 77, une chanson punk coup-de-poing des années septante, signée Technycolor. Une chanson emblématique aussi pour le cinéaste Nicolas Wadimoff, qui avait 15 ans lors de sa sortie en 1979. Le groupe était genevois. Nicolas Wadimoff était fan. Les paroles évoquent le décès dans la prison de Stammheim, à Stuttgart en 1977, des leaders de la Fraction Armée rouge, la célèbre Bande à Baader.

Chanson protestataire. Musique contestataire. Esprit révolutionnaire. Toutes choses que Wadimoff a mis dans son dernier long métrage, Opération Libertad. Et dont voici aujourd’hui éditée par le label genevois Urgence Disk la bande originale sur CD. Sauf qu’en 2012, c’est un groupe bien vivant qui reprend le morceau, et bien du cru également: Faute de frappe, fer de lance du punk aujourd’hui à Genève.

Un film musical?

Et la suite de se décliner avec non moins de force. Et boum, que résonne le rock déglingué de Richard Hell and the Voidoids. Reboum pour Riot, de Basement 5, autre titre des années 1970. Puis Johnny Thunders et son You Can’t Put Your arms Round a Memory. Et encore No More Heroes, chanson hyper-dynamique des superhéros du punk rock anglais The Stranglers…

Ainsi va Music from Opération Libertad. Puisqu’il fallait bien titrer autrement que le film… Encore que la musique et le film sont indissociables, l’une reflétant l’autre. L’histoire du punk, éphémère, libertaire, renversant, résumant malgré lui mais avec précision pourtant les utopies marxistes et autres déclinaisons de l’extrême gauche d’alors. Le film de Wadimoff est-il une fiction? Les avis sont partagés. Quant au C.D., il a failli ne jamais voir le jour… «Lorsqu’on a négocié les droits de ces musiques, pour le film d’abord, ça s’est avéré tellement compliqué que d’éditer un disque ensuite devenait presque un jeu d’enfant…» Explication de Nicolas Wadimoff, cinéaste, mais également mélomane, et jadis musicien dans les caves de l’Usine: «Les artistes, mêmes les plus indépendants des années 1970, n’ont aujourd’hui plus aucun contrôle sur leurs œuvres. Les plus petites maisons de disques ont toutes été rachetées par les majors du disque. Qui n’ont aucun état d’âme vis-à-vis de l’usage qu’on peut faire de leur catalogue. Vous faites un film sur la musique punk? Rien à faire! Que ce soit Universal ou Warner, on applique les mêmes raisonnements que pour Madonna. Richard Hell, par exemple, n’y pouvait rien si on nous demandait une fortune pour un de ses titres. Mais lui voulait participer au film! Il a donc fini par nous envoyer une bande-son de sa propriété, un inédit enregistré en concert en 1976.»

Téléphone aux Vernets

Le choix des musiques du film, que l’on retrouve sur disque, Nicolas Wadimoff l’a fait selon ses goûts personnels. «La musique que j’aime appartient essentiellement à cette époque, 1977-1978, les débuts du punk. A dire vrai, j’ai un peu triché. Ado, j’étais d’abord dans le prog. Jusqu’à ce que débarque le hard rock, Def Leppard et AC/DC. En 1978, j’écoutais Téléphone en concert aux Vernets. Et ce n’est que deux ou trois ans plus tard, au tournant de 1980, que j’ai découvert les Clash.»

On imagine Nicolas Wadimoff écoutant du punk à fond durant le tournage. En réalité, tous les jours sur le plateau, il y avait du Kraftwerk, les pionniers de l’electro avec leur Radioactivity. Mais pour les droits, c’est niet complet. Un autre pionnier de l’electro, suisse celle-là, remplace les Allemands. Ce sera Bruno Spoerri et son aquatique Waves of Montreux.

La boucle ne serait pas bouclée sans un groupe du cru, et d’aujourd’hui: Faute de frappe, donc. Deux titres des ancêtres Technycolor sur le disque. «Entre les deux groupes, comme entre l’histoire passée et le présent, j’établis un continuum. Avec une pointe de mélancolie pour le passé. Mais pas de la nostalgie! Trop complaisant.»

Passé, ou presque, c’est l’Usine, dans laquelle le cinéaste œuvrait à ses débuts. Et dans l’Usine, le label Urgence Disk, bien indépendant celui-là, et animé par Damien Schmocker. Né en 1964, comme Nicolas. Et le futur? Ou le présent tout du moins? «Ce qui fait sens, c’est de retrouver chez des musiciens jeunes et d’aujourd’hui cette énergie et ce souffle qui parcouraient les années 1970.» Alors, punk not dead, Monsieur Wadimoff? «A fond!»

«Music from Opération Libertad» CD Urgence Disk. Disponible chez Sounds, sur www.akkafilms.ch et surwww.darksite.ch/urgences.

Le film Opération Libertad passe actuellement au Cinélux. 

 

 le courrier /genève juillet 2012 

La révolution a sa bande-son

DIMANCHE 01 JUILLET 2012

DISQUE • «MUSIC FROM OPERATION LIBERTAD»

Réflexion sur la violence révolutionnaire telle qu’elle aurait pu exister en Suisse à la fin des années 1970, Opération Libertad de Nicolas Wadimoff (actuellement dans les salles obscures – lire aussi en pages 2 et 3) se devait de posséder une bande-son à la hauteur de son sujet.
C’est chose faite avec l’édition en CD des extraits musicaux qui rythment le film. Music from Opération Libertad décoche dix salves punk, post-punk et protest-folk, agrémentées de deux clips audio «off» – le prologue et l’épilogue de Hugues, ancien vidéaste amateur qui avait accompagné le Groupe Autonome Révolutionnaire (GAR) du film, responsable de la prise d’otage du directeur d’une banque zurichoise et d’un porteur de valises paraguayen.
Le CD prend lui aussi les choses à rebours en commençant par Faute de Frappe, groupe punk genevois contemporain qui se fend d’une reprise d’un ancêtre, Technycolor: brûlot rageur, «Tot 77» (mort en 77) scande un provocateur «Stammheim macht frei!», du nom de la prison où furent détenus, jugés et périrent les leaders de la Fraction Armée Rouge. La Colombienne Katyuska Robinson, qui s’inspire du poème «Liberté» d’Eluard, Richard Hell & The Voidoids, Johnny Thunders, The Stranglers, Bruno Spoerri et Basement 5 complètent cette immersion plus vraie que nature dans un passé pas si lointain.

 

MUSIC FROM OPERATION LIBERTAD, URGENCE DISK RECORDS 

 

 Electro/Hip Hop

Urgence Disk

Fondé par Grandchaos

 

 

Tcheleskov Ivanovitch, Grandchaos pratique de l’EBM, de l’Electro Body Music, si vous préférez. Un groupe belge dont le style peut rappeler Bigod 20 voire Front 242, même s’il reconnaît pour influence majeure Kraftwerk. Un genre qui a vécu ses heures de gloire au cours des 80’s, faut-il le rappeler. Et Grandchaos a la ferme intention de prendre la relève !

Pour enregistrer « Refuge », Tcheleskov a reçu le concours de quelques collaborateurs, parmi lesquels figurent Well, SA42 et Bak XIII. Des invités préposés aux remixes. Un avant-goût de ce que le prochain elpee devrait nous réserver. Intitulé « Rumours of our Life » sa sortie est prévue pour début 2012.

Remixé par Tech Nomader, le titre qui ouvre la plaque est trop long. D’abord lassant, il finit par agacer. Une introduction plutôt maladroite. La version de Mono Electronic Density aurait été un choix bien plus judicieux.  

Heureusement, « The Sky will be my tomb », la seconde plage de l’opus est bien plus intéressante. On y décèle la fameuse patte de SA42, et la sauce prend instantanément. Tout comme sur « A Lot of Pain ». L’arrangement électro y est bien plus élaboré. Et puis la dose d’intensité insufflée est maximale. Pas étonnant, quant on sait que c'est BAK XIII qui se réserve les platines, sur ces deux pistes. 

Enfin, « Revenge » passe également bien la rampe. Le remix est opéré par R3-Mute. Un titre agressif alimenté par des arrangements tout en rupture et imprimé sur un beat puissant.

Perso, j’estime que si le résultat est d’honnête facture, il manque quand même de singularité. Et aurait tout intérêt à se démarquer d’un lourd héritage du passé. Bref, tel le bon vin, Grandchaos doit encore décanter un peu avant d'être servi!

A conseiller néanmoins aux amateurs du style et les nostalgiques de l'électronique ‘oldschool’. On attend assurément leur prochain album de pied ferme!

   http://www.musiczine.net/fr/chroniques/grandchaos/refuge/ 

 

Grand Chaos - Open Source  Chronique par www.side-line.com

After a few mini albums and a dcd with remixes, “Open Source”, mastered by Geert De Wilde of IC434, can be considered as the first real album from these Belgians (previously known in the early nineties as Ivanovitch D.L.O.). This album holds fourteen electro tracks with cold and dark ambiences layered with vocodered vocals being the platform for, as the band claim, the tiny voice in the head that won’t shut up. Overall the album has a minimal sound coming close to the New Beat style and is therefore a bit outstripped. Though tracks like “Hard Way” and “The Enemy” (with female vocodered vocals) are damn good tracks. Probably this cd is made with a minimal setup but with an update of their studio, exploring new sounds, this project deserves more familiarity to the scene! This is an interesting project to keep an eye upon.
(NOA:6)NOA.

 

www.grandchaos.be

Chroniqué par Cold Room le 13.12.07

Strange Day - Music to sleep forever

Urgence Disk Records 2006 www.darksite.ch/urgences

Le chanteur de Bak XIII est également un musicien talentueux qui présente avec "Music to sleep forever" sa facette instrumentale oscillant entre electro, indus, electronica et musique de film. L'ouverture, surprenante, ne reflète en rien la suite des évènements : il ne faudra donc pas s'arrêter à cet essai jazzy. C'est à compter du deuxième titre que DDDmix dévoile ses secrets… Pourra-t-on cependant envisager un sommeil éternel avec cette musique sombre et parfois angoissante ? "Strange Day 14", le 6ème titre tourne en boucle… Mais je ne m'endors pas. Ce titre est une merveille ! Il m'est impossible de fermer l'œil tant j'ai besoin de profiter de chaque instant de cette compo époustouflante ! Mais bien d'autres morceaux retiennent l'attention, rassurez-vous, comme par exemple "Strange Day 18" ou "Strange Day 16"… Allez jeter une oreille sur la page myspace du projet… vous y trouverez quelques éléments qui ne contrediront pas mes dires : 3 excellents titres qui vous donneront un très bon aperçu de ce que cet album vous réserve !

 

 

Chronique : Bak 13- Post lucem Tenebrae

Publié sur : Diahableries

Diahableries already reviewed Bak XIII with the "Dark Life & Interstice sampler 2005" which was out under the Urgence Disk Records banner. You read this review in all likehood here. So, let's talk about their full length opus now after listening their excellent "Fuck you and Dance" taken from the Urgence Disk sampler.
This opus is not a new stuff really because "Post Lucem Tenebrae" gives the pitch with different mix and remix. The whole looks like a mix of Hoccico, Tactikal Sect and Wumpscut with robots voices. It is influenced with dark sounds taken from the eighteen years and so it rounds off the tone. Bak XIII take you away into their dance floor univers. Their music is recommended to all people who usually frequent gothic dance floor evenings and it is for all lovers of catchy dark electronic melodies. "Dance and die", "Homodisco", then "Fuck you and Dance" give the tone in that way. Welcome to the heart of the matter immediately with the first track. Quickly different from Suicide Commando because it is less oppressive. Bak XIII sounds possess your mind and plunge it into a bizarre dream. Further ambient, atmospheric and sensual parts. It reminds of Psycho Bitch sometimes.
I said there are a lot of mix and remix on this stuff : "Lost in Darkness" for instance which brings ambient variations with the "Hiv remix", "Spies remix" and the "Idlo remix". You will fall deeper into darkness with these mix. You will leave your thoughts and your nightmare will begin. Other mix such as "Guitar mix" gives an industrial feeling to the track. Also, "Dance and die" will be performed with the "Autodafe remix" again . More aggressive than the original track, this mix brings a teck feeling to the track composition. A success that you should enjoy ! At last, the opus ends with a dance floor touch because they chose the excellent "Fuck you and dance" track.
Thus, this material is a perfect production with a minimalist lay-out that fend for itself and it comes with a cd-rom part with the "Homodisco" track. This video track reminds of Kmfdm with the use of pictures. But it is more refined and repetitive such as a lobotomy of your brain. It is very disturbing in my opinon but you will judge by yourself, of course. Obviously, this stuff will come again and again on my cd player for certain.
So, Bak XIII offer a lot of variations for their tracks. They know what diversity means. Thus, they are a new breath for the electronic music because they clearly found an original musical identity without revolutionizing this univers.

Band: Bak XIII
Title: Post Lucem Tenebrae
Material: cd
Label: Urgence Disk Records
Year: 2005
Reviewed by: Sagoth
English translating by : HssH
Note : DDDDD


Chronique : Dolls of Pain -Deac[a]dance

Publié sur : HordesNoires

Chronique par Moe

Univers : Electro (dark, pop, techno) > Electro dark

Dec[a]dance est le premier album de Dolls of Pain précédé de deux démos. L'occasion pour les strasbourgeois, de se faire encore mieux connaître à l'aide de 11 compositions ainsi que 3 titres bonus, et de nous montrer de quoi ils sont réellement capables.
Le style est toujours aussi baigné dans une électro-dark décadente, sombrant dans des aventures fétichistes / SM, avec une voix torturée, tantôt chantant en anglais, tantôt scandant en français. Les claviers sont surpuissants, la clef de voûte de l'étalage Dolls of Pain, agrémentée par une guitare satûrée et torturée. On se plaît à écouter ce premier album, qui est une belle réussite si on compare avec le paysage électro dark français actuel (tout comme le fait très bien Ex_tension par exemple). Les cris de douleur qui apparaissent sur "Donjon", accentuent le goût angoissant et pervers de la galette, tout en s'égarant à bonne escient vers les frontières de l'industriel. "Sworn Enemy" et ses gémissements, ainsi que "Into my head" vous donneront l'envie d'aller découvrir ce combo en concert, car elles invitent à la danse, avec leur boost bien entraînant ! Cela sera aussi le cas pour les titres suivants, toujours plus cassants et écorchés.
Ce premier album est donc à découvrir, et à écouter plusieurs fois pour rentrer vraiment dans l'atmosphère noire mais aussi énergique de Dec[a]dance. Une belle découverte pour moi en tout cas.

Ma note :      
Sur le net : http://www.dollsofpain.com
Groupe : Dolls of Pain
Titre : Dec[a]dance
Année : 2006
Format : Album
Label : Urgence Disk Records
Note générale :        (7)


 

Chronique : Bak 13- Post lucem Tenebrae

Publié par : Tek Noir



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Bak XIII surprised last year with the Post Lucem Tenebrae EP on which they treated us on a heavy and explosive mixture of EBM, 80’s electro and techno. On Morituri Te Salutant it becomes clear that the band can do even more. The sound of the album roughly is a combination of German gothic electro and modern techno, with strong 80’s hints, noisy glitch sounds, sometimes a punk feel and a gift to write infective songs. The strongest tracks are ‘Thing Will Never Change’, the punkish ‘Weak’, the hit-sensitive ballad ‘Dead Again’, the parody on 80’s tunes ‘Video Star Killed My Radio’, the German languaged technogoth cracker ‘Spiegeltanz’ that starts sounding more and more like Rammstein the further in the track, the lovely uptempo ‘Disco Armageddon’ and the dance cracker ‘Dance and Die’. The nice thing with Bak XIII is that although the various influences are not that progressive as such, yet it results in good and pretty original songs. The songwriting skills are more than ok and some nice samples have been chosen. A very nice and spontaneous part in the sound of Bak XIII is made up by the use of the guitar. The vocal lines are very much 80’s sounding. It sometimes also resembles Project Pitchfork a bit. At the end of the cd there is a further hidden song, a French languaged industrial electroclash track. This band has the opportunity to get into the German market with their music and become very succesful with it.



Band: Bak XIII(int)
Label: Urgence Disc Records
Genre: electro (ebm / dark electro / minimal electro(clash) / synthpop)
Type: cd  
Grade: 8
Review by: TekNoir

 


Chronique : Bak 13- Morituri te Salutant

Publié sur : Diahableries

Morituri Te Salutant est le troisième volet de ce duo composé de DDDMix (Damian Weber) et de Baron von Smock (Damien Schmocker), devenu maintenant un trio avec l'arrivée de Garf Bob (Christophe Geinoz) en 2002. Comme ils le disent eux-mêmes, le son de Bak XIII réunit en fait le son des années 80 avec le côté noisy de notre époque.
A la première approche, l'album sonne très ebm, ça bouge bien, c'est très électronique, avec une construction égale dans les rythmes. Ils empruntent un peu partout et puisent leurs effets dans ce qui a fait le succès des grands groupes d'ebm, d'electro, mais aussi de rock et de pop. Les guitares lourdes s'imposent sur les claviers doux ou électrisant. Seule la voix aigüe vient perturber le tableau d'une musique qui attendrait logiquement une voix soit plus mélancolique soit beaucoup plus grave. Mais ça ne nuit pas à l'ensemble, et Electroshock se permet tout de même une incartade à cela avec un chant directement emprunté aux rock les plus énergiques. On retrouve également un Spiegeltanz tout droit sorti de l'univers de Suicide Commando, les guitares en plus. Moins bien, Slow Motion rebute, trop fade en comparaison aux autres. A part ça, l'electro et les guitares se marient vraiment bien, sans fioritures ou sons trop kitsch qui pourraient être rapidement la bête noire de Bak XIII. Les morceaux sont construits par des rythmes très entraînants, entrecoupés de passages plus calmes et purement electro. Insane n'utilise pas le même style que les autres titres et est plus dans un agréable electro dark à l'allure saccadée.
L'effet esconté est obtenu, et bien que quelques morceaux ne soient pas tous du même niveau, dans l'ensemble c'est efficace et on se plaît à écouter ce que Bak XIII arrive à faire en joignant ce son directement sorti des années 80 avec les musiques actuelles.

Ma note :       

Groupe : Bak XIII
Titre : Morituri Te Salutant
Année : 2005
Format : Album
Label : Urgence Disk Records
Note générale :        (3)
Chronique par Frohike
Univers : Electro (dark, pop, techno) > Electro ebm



   
 
 

 

Chronique : The Weathermen - Embedded with

Publié sur : ???

Molto eclettico il nuovo lp dei THE WEATHERMEN
22-03-2006 11:43 by Giosuè Impellizzeri 

A circa un anno di distanza dalla pubblicazione di "Deeper", la storica band belga dei The Weathermen ritorna con un nuovo lavoro che li rimanda al centro della scena internazionale. Rilanciati nel mondo della dance grazie ad alcuni efficaci remix voluti dalla We Rock Like Crazy (editi durante la passata primavera), Bruce Geduldig e Jimmyjoe Snark III si rimettono in gioco con un elaborato sonoro molto estroso e soprattutto non relegato ad alcun clichè.


Certo, il comun denominatore delle dieci tracce che compongono "Embedded With The Weathermen" (su Fire Zone), è sicuramente quello dell'elettronica ma che si snoda su stili come big beat, industrial, post-rock, hip-hop, dirty pop ed ambient.

Un album da shock quindi, pieno zeppo di messaggi subliminali che vengono incastrati alla perfezione in costruzioni ritmiche ben lontane dalle ormai diffuse banalità. Come già accennato ci si imbatte in reminescenze hip hop ("I'm Tight") e in nuove direzioni del rock ("Ice Cream Truck", "Dear God") con similitudini ai più recenti Depeche Mode.

Poi l'easy-listenings pare aver il sopravvento in pezzi come "Shadow Diary", "Years Of The Snake", "Fruit & Vegetables" e "Who Killed Who" che rischiarano la scena del neo-pop. Con "Transit", "I, Lizard" e "Scan Me", si rievocano i tempi dei primi Chemical Brothers o meglio, dei Fluke, attraverso situazioni saturate da un contenuto altamente creativo che guarda al di là della concezione commerciale del momento.
A chiudere la tracklist sono i videos di "Poison" e "Bang!", entrambi visionabili grazie al diffuso Real Player.

"Embedded With The Weathermen", mixato come sempre da Fabien Pochet, è un mix irresistibile in cui fondamentalmente manca solo il tassello della dance ma questo non è certamente un problema per chi ama oltrepassare il confine ideale tra i generi musicali.
Chi ha detto poi che la cassa debba necessariamente battere i 4/4 ?


The Weathermen



Chronique : Bak 13 - Morituri te salutant

Publié sur : ???

BAK XIII est un groupe Suisse a tendance EBM existant depuis 2001, Morituri Te Salutant est leur deuxiéme véritable album.
Faisons abstraction de la pochette trés kitsch inspirée des travaux d'Alfred Rethel et rentrons au vif du sujet.
Le premier morceau "Things will never change" ,déja trés calibré EBM,peut faire penser a un mélange entre PULSE LEGION pour ses mélodies electro et son vocoder et KMFDM pour son phrasé et le coté métal;il en est de même pour le tube "Weak" trés riche mélodiquement.
"Dead again" est une splendide ballade électro dont le couplet fait étrangement penser a la reprise de "Sweet Dreams" par MARYLIN MANSON;quel bonheur!
Avec "VSKMR" (Video Stars Kill My Radio!!) BAK XIII prouve qu'il n'aime pas toujours se prendre au sérieux avec son clin d'oeil electroclash aux années 80.
"Spiegeltanz" est lui un tube plutot electro-dark proche d' IN STRICT CONFIDENCE avec ses paroles en allemand, langue qui colle le mieux au groupe!
"Storms" est sans doute le meilleur titre avec son EBM mid-tempo proche des compositions de FRONT 242.L'ambiance la plus riche de l'album!
"Story Of The Dragon" lorgne plutôt du côté de la techno et "Electroshock", qui porte bien son nom ,est un subtil mélange d'electro-indus et EBM .
"Slow motion" est la deuxiéme ballade cet album et est chargée d'émotion.
"Disco Armageddon" est une nouvelle rafale EBM au refrain assez cheap.
EURYTHMICS inspire sûrement BAK XIII sur le trés bon "Miracle Of love" avec son vocal féminin judicieusement placé.
"Insane" est dans la lignée de l'album et alterne la douceur et l'agressivité.
"Dance and Die" semble fade par rapport au reste mais est tout de même agréable.
Cet album de BAK XIII est franchement une réussite car tout en montrant ses références ,le groupe nous fait part d'une grande originalité,en particulier avec sa voix assez androgyne.
Rien à redire non plus sur la richesse de composition ainsi que le son énorme de cette oeuvre.
Un album à consommer sans modération,d'autant plus qu'il améne de la fraîcheur dans le paysage parfois un peu terne de l'electro.

Michael ROUSSELBAK XIII
MORITURI TE SALUTANTSupport : CD
Plages :
1.Things Will never Change
2.Weak
3.Dead Again
4.VSKMR
5.Spiegeltanz
6.Storms
7.Story Of The dragon
8.Electroshock
9.Slow Motion
10.Disco Armageddon
11.Miracles of Love
12.Insane
13.Dance or Die

 

 



Chronique : Bak 13 - Embedded with

Publié sur : ???


Bak XIII frappe fort. Existant seulement depuis 2001 mais avec déjà trois albums à son actif et à sa tête Baron Von Schmock qui est en prime dirigeant du label "Urgence Disk Records" et programmateur du KAB/Usine à Genève. Rien que pour tout cela, une telle sortie ne passerait pas inaperçue. Mais en plus, le contenu du CD vaut bien son pesant d'or ! Ouverture sur un titre absolument génial "Things will never change". S'en suit une floppée de tubes super efficaces comme "Weak", l'excellent et clubesque "Vskmr", "Elektroshok", "Miracles of love" et "Dance and die". Pour les plus mous (mais pas les plus mauvais, loin s'en faut) : "Dead again" rappelant inévitablement "Sweet dreams" de Eurythmics et le très goth "Storms". Pour les moins bons (parce qu'il en faut...) : "Story of the dragon", "Slow motion", "Disco Armageddon".

  •  

Le tout manque parfois un peu de fluidité, avec des changements, des cassures de rythmes un peu brutales, et si la deuxième moitié du CD s'enlise un peu, cela reste tout de même plutôt convainquant et très agréable à l'oreille, subtil mariage de l'electronique et d'un rock lourd et agressif avec chants tant passéistes que futuristes. On garde tout de même l'impression qu'ils sont allés puisé leur inspiration dans des sentiers déjà battus.
Mais comment ont-ils fait pour nous pondre un ensemble si cohérent et hétérogène, pour remettre au goût du jour de manière si ingénieuse les ringardises passées en les poussant dans une modernité à la fois nostalgique et actuelle, à la fois sombre et dansante ? Pourquoi nous en rajouter une couche avec une perle (seul morceau en français) en bonus caché ? Et surtout pourquoi leurs albums ont tous un titre en latin ? Que de mystères ! Nous on a bien envie d'en savoir beaucoup plus sur Bak XIII qui tire très bien son épingle du jeu pour un groupe récent.


Bak XIII: Morituri Te Salutant *** (Urgence Disk Records / Oct. 05)

 


 

www.transitmag.ch

Damien Schmoker plus connu sous le nom de Baron von Smock (qui paraît-il a du flair !) est le créateur du label Urgence Disk Records. Mais il est aussi un des programmateurs du Kab de l’Usine à Genève et responsable du magasin de disques Urgence Disk, situé dans le bâtiment de l’Usine. Malgré ses nombreuses occupations nous avons pu trouver un instant pour faire causette et voici ce qui en est ressorti…

Depuis quand existe Urgence Disk en tant que label ?

Depuis la fin novembre 1999.

Donc après le magasin ?

Bien après oui, dix ans après !

Comment t’es venue l’idée ou l’envie de monter un label ?

En fait à la base c’était pour gagner du temps. Parce que quand tu dois démarcher pour trouver un label comme ça prend beaucoup de temps souvent le disque sort mort-né et du coup quand tu tournes avec ce projet c’est déjà trop tard et tu as déjà de nouvelles compos plus fraîches que le plat réchauffé. C’était aussi les débuts d’Artmode alors on a fait d’une pierre deux coups et on a créé le label et le premier album du combo.

Tu gères le label tout seul ?

Pour l’instant ouais, mais il y a la prévision d’avoir plusieurs personnes pour me décharger parce que là on a bientôt quarante sorties en un peu plus de cinq ans, ce qui devient quand même énorme ! Je ne dirais pas que ça devient le plus gros label indépendant en Suisse au niveau des sorties mais on n’en est pas loin !

Ensuite le label a tout de même servi à d’autres tu ne t’es pas arrêté à Artmode !

Oui ensuite on a sorti des compilations avec des inédits comme le ‘12 tracks 12 minutes’ ou des groupes comme Fast Forward, MXD, Micro Disco et bien d’autres, il y a aussi le Tv Time projet de génériques de séries télé imaginaires avec des groupes belges, français, portugais et helvétiques… Autrement pour le reste des sorties elles sont indiquées sur le site (Zeni Geva, La Muerte, The Weathermen, Neon Electronics, Flintology, S-Tantale...).

Mais à la base tu n’avais pas pensé que le label allait rendre service à d’autres groupes que le tien ?

Non alors pas du tout ! Mais ça continue dans l’esprit ‘service’ c’est plus un label de promotion qu’un label à titres, parce que chaque groupe qui entre dans le label est propriétaire du label, il n’y a pas de patron si tu veux…

Un peu comme une SA ?

Ouais sauf que personne n’a mis cinquante mille francs à la base (rires) ! Non c’est plus comme un collectif, il y a à peu près deux cent cinquante acteurs dans le collectif. Chacun bosse un peu pour le label, donc par exemple quand un groupe belge entre dans le label ça nous permet de faire de la pub en Belgique par le biais des journaux, radios ou autres…

Pour la distribution tu travailles avec des maisons de disques ?

Je travaille avec divers mail order et beaucoup sur des échanges avec d’autres labels ce qui nous permet d’avoir pas mal de pièces uniques, des articles difficiles à trouver, des choses plus underground… Pour la Suisse, l’Espagne et le Portugal je travaille avec des distributeurs officiels, mais pour le reste ce ne sont uniquement des mail order.

Dans quels pays peut-on trouver les productions Urgence Disk ?

Pour les groupes qui ont de la chance on peut les trouver en Californie, au Japon, en Nouvelle-Zélande, en Australie… Pour ceux qui n’ont pas de chance en Suisse (rires) ! Sinon on peut les commander par le net.

Quels sont tes critères de sélection pour prendre un groupe sur le label ?

La mentalité du groupe. C’est vraiment plus lié au feeling qu’à la musique. Il faut que ce soit quelqu’un qui soit d’accord de rentrer dans notre mode de fonctionnement, pas quelqu’un qui attende juste qu’on s’occupe de lui. On travaille avec des adultes pas avec des enfants (rires) !

Tu reçois beaucoup de propositions, de demandes ?

J’en reçois pas mal de l’extérieur de la Suisse ouais. Énormément de Belgique et de France, je commence à avoir des propositions d’Allemagne… Mais il est vrai qu’on a pas mal d’affinités avec les Belges depuis plusieurs années, c’est surtout lié au fait qu’à l’époque où j’étais dans Fade on travaillait avec le D-jee de La Muerte donc les connexions ont commencé à ce moment-là. Et plus il y a de liens qui peuvent être faits genre untel a travaillé avec un autre qui est sur tel label etc. mieux c’est, ça aide beaucoup pour la promo quand les gens peuvent regrouper des formations entre elles…

Quels styles musicaux sont représentés sur le label pour le moment ?

Ça va de l’électronique à l’industriel en passant par la pop electro et le rock assez lourd… C’est assez large en fait, je n’ai pas voulu faire un label avec un style de musique précis, qui ressemble pour finir à un produit de mode.

Donc si tu t’entends bien avec un groupe de black et qu’ils veulent sortir quelque chose chez Urgence ce n’est pas impensable ?

Tant qu’ils n’ont pas de moustache sous le nez ouais (rires) ! On fait quand même bien attention à qui vient sur le label, pour ne pas se retrouver avec des personnages douteux qui pourraient griller tout le travail accompli en six ans… Ça arrive parfois dans des groupes, des festivals, des concerts que juste une personne grille la réputation de tous les autres… On se méfie de ça !

Tu m’avais dit que tu voyais le label comme un tremplin, ça veut dire que ton but ce n’est pas qu’un groupe reste éternellement sur Urgence Disk…

Ça reste un label à but promotionnel vu qu’on n’est pas propriétaires des droits mécaniques, donc si tout à coup un groupe marche extrêmement bien et vend beaucoup de disques, l’argent ne va pas pour nous mais pour le groupe. Nous tant qu’on s’y retrouve pour rembourser ce qu’on a investi ça va ! C’est une sorte d’autogestion, par exemple ‘Capiteux’ de Artmode qui est le seul album qui ait rapporté de l’argent au label, tous les gains ont été réinvestis pour d’autres projets…

Justement comment ça tourne financièrement ?

Grâce à des soirées disco de soutien en fait !

Vous aussi (rires) ?

Oui il y a les fameuses discos de soutien et il y a les échanges que je fais avec d’autres labels dont je revends les articles au magasin de disques et dont tout le bénéfice va pour le label. Actuellement plus de soixante pour cent des ventes du magasin sont des disques que j’ai eus en échange avec d’autres labels.

Et toi tu es bénévole ?

Oui depuis six ans bientôt ! Ça prend beaucoup de temps. Surtout depuis un an, je prends minimum quatre heures par jour sur le net chez moi par rapport au label… Pour en revenir à l’argent en fait ce qui nous coûte le plus cher ce sont les envois postaux ! Souvent quand tu envoies des CDs promo le timbre est plus cher que la valeur de fabrication du disque !

Comment vois-tu l’avenir du label ? Toujours plus gros toujours plus beau ?

Plus on est mieux c’est ! Mais je ne sais pas trop s’il y a un avenir là-dedans… L’avenir ce sont les groupes du label qui vont le faire ! Et tous les gens qui bossent à l’intérieur et ceux qui veulent bien nous soutenir en écoutant nos productions… on est en train de chercher un moyen de mieux répartir les tâches, que quelques-uns s’occupent plus de la promo, d’autres du public relation (vu que je ne suis pas anglophone il faut que je trouve quelqu’un qui parle anglais et qui ait du temps à passer sur le net)… Il y a plein de gens qui se proposent mais ils ne se rendent peut-être pas compte que passer quatre heures par jour pour ça… c’est lourd ! Surtout quand c’est du bénévolat. Pour l’instant c’est ce que je fais mais personne ne peut se rendre compte du travail fait dans l’ombre et qui ne coûte rien à personne. Mais je pourrais installer une webcam sur le clavier de l’ordi pour que les gens voient comme je bosse (rires) !

Donc tous les groupes participent à la promo ?

Oui pratiquement tous les groupes. Le meilleur échange que j’ai c’est avec Christian de Zodiac Project, on travaille un peu pour lui pour la promo et lui travaille énormément sur l’Italie et le Tessin, il a des contacts avec la radio Rete3 donc ça permet que des groupes du label passent sur cette radio. Il y a aussi le Reset, magazine suisse italien dans lequel nous avons régulièrement des chroniques… Il y a aussi Pascal de Grand Chaos (Belgique) qui nous aide énormément pour les contacts. Tout ça nous permet d’ouvrir plein de portes qui seraient restées fermées si on n’avait pas bossé comme ça avec ce système d’échange. Si tu n’as pas des gens qui t’aident tu n’as pratiquement aucune chance qu’on parle de toi. Ou alors il faudrait avoir vingt mille francs de promo par album, là tu as des chances qu’on parle de toi !

Organiser une tournée Urgence Disk c’est quelque chose qui t’a traversé l’esprit ?

On a souvent proposé des packages Urgence Disk, on l’a fait avec la Reithalle à Berne avec Opak et Bak XIII, ou avec Artmode et Hell’s Kitchen. Urgence Disk devient un nom dont les gens se souviennent, souvent les programmateurs mentionnent sur les affiches entre parenthèses Urgence Disk à côté du nom du groupe, donc le nom circule et c’est bien ! Parce qu’il faut que le nom circule, ça permet qu’on ne t’oublie pas, si on ne te voit plus pendant deux mois tu es mort…

Tu as déjà regretté d’avoir pris un groupe sur Urgence Disk ?

Non. Jamais. Pas encore… (rires)

Quelles sont les prochaines sorties programmées ?

Alors il y en a déjà eu trois en très peu de temps dernièrement, il y a eu Neon Electronics, qui est le side project avec Dirk Da Davo de Neon Judgement, le Floating Mind qui est un projet deep electro ambiant qui est étonnamment bien reçu chez des gens qui écoutent du rock, il y a eu le long EP de Bak XIII. En continuant sur Bak XIII il y aura un prochain album pour l’automne, logiquement il devrait y avoir un Fade, qu’on attend depuis un an et demi (rires), la suite du Artmode, de ‘Capiteux’, qui est toujours en élaboration parce qu’il y a trente-cinq invités donc ça prend du temps ! Il y a le Macadam Pale Horses qui va sortir demain (ndr : 24 mai 2005), un nouveau Hell’s Kitchen dans un registre plus dirty blues, et aussi une compilation avec quelques inédits pour Dark Life, un journal basé sur Berlin et Londres et encore une autre compilation qui sera distribuée gratuitement lors de festivals avec uniquement les groupes suisses du label à titre promotionnel (ndr : comme notre hors série groupes suisses… copieurs ! ;o) Et pour finir un projet electro clash de Zurich qui s’appelle Sexo Modular qui a déjà joué deux fois à l’Usine. Normalement il y avait dix sorties prévues pour cette année.

Ça bouge bien alors !

Ça bouge relativement bien, et aussi grâce à la dernière disco de soutien qu’on a faite avec PTR à l’Usine, ça nous a permis de payer des frais en retard et surtout de la pub dans votre joli journal et d’autres journaux romands, on a voulu voir en France mais ça coûte minimum sept cents euros pour mettre de la pub dans Elegy ou D-Side donc comme en plus on n’a pas de distributeur officiel en France ça sert pas à grand-chose…

Tu te vois continuer à bosser pour le label encore longtemps ?

Moi je suis un malade du travail donc si je n’ai plus le label je trouverai bien autre chose à faire. Mais il y a un côté ‘ludique’ à faire ça, j’aime beaucoup le côté contacts, discuter avec des gens que je ne connais absolument pas qui sont à l’autre bout du monde et faire quelque chose avec eux ça me plaît. Ça fait toujours plaisir quand tu reçois un e-mail d’un mec au Pérou qui te dit qu’il a aimé tel ou tel disque et qu’il va le passer sur sa radio !

Tu as combien de réponses en pourcentage à tes envois de promos ?

Dernièrement j’ai environ quatre-vingts pour cent de réponses. Je mets toujours ‘envoie-moi un mail quand tu reçois le disque’. Pour les dernières promos que j’ai envoyées il y a eu énormément de chroniques j’ai été étonné ! Mais faut dire sans se vanter que ce sont des groupes de qualité, donc qu’on aime ou qu’on n’aime pas ils sont souvent chroniqués parce qu’ils le méritent ! Si tu cherches sur Google les différentes productions Urgence Disk tu les trouves très facilement ! D’ailleurs je pense que sans Internet aujourd’hui il n’y aurait pas quarante sorties Urgence Disk, il y en aurait trois ou peut-être quatre…

En parlant d’Internet qu’est-ce que tu penses du téléchargement ?

Ben… moi je trouve ça bien, quand ce sont les groupes eux-mêmes qui mettent des morceaux à disposition sur leur site. Quand c’est quelqu’un qui met sa collection de disques à télécharger je ne trouve pas ça très intelligent. Surtout quand ce sont des labels indépendants ou des petits groupes qui n’ont pas trop de moyens.

Parlons un peu de tes propres projets musicaux… Tu es toujours dans Artmode et à part ça ?

J’ai un projet qui est plutôt une débilité (rires) qui s’appelle Herr Liebe, mais ce n’est pas un vrai projet, c’est plus une espèce de joke, je cherchais un nouveau nom pour faire une nouvelle bêtise où je pourrais faire des trucs plus kitch. Je travaille sur ce projet avec Damian (ndr : DDDmix de Bak XIII et Fade) c’est plus un projet live act comme dans la techno mais en plus kitch, un truc qu’on ne prend pas au sérieux mais que par contre les gens prennent au sérieux ! J’avais fait un peu de promo sur le net et plusieurs clubs étaient intéressés pour nous faire venir ! Ça sortira aussi sur le label mais pas avant l’année prochaine. Pour le moment il n’y a que cinq titres en boîte mais il y a encore des voix à faire enfin ce sera plus des samples de voix que du chant mais bon… J’ai aussi un autre projet d’illustration sonore genre musique de films qui s’appelle Music For The Space, il devrait aussi y avoir un album pour la fin de cette année. Ça c’est un projet à la base plus pour des spectacles ou performances, théâtre ou autres. Pour le moment je le fais tout seul mais je vais commencer à inviter des gens parce qu’il y a des sonorités que j’aimerais bien avoir, comme du violoncelle, mélanger de la musique classique avec de la musique industrielle. J’ai déjà une idée des gens que j’aimerais inviter. Et il y a aussi toujours et encore Bak XIII bien sûr !

Je crois qu’on a fait le tour, tu aimerais aborder un autre sujet ?

Je ne sais pas… Ouais l’impôt sur la musique !

Ok alors parlons de la Suisa !

Je pense que la Suisa c’est quelque chose de très bien pour quelqu’un qui est reconnu qui a des contrats avec de grosses maisons de disques, là c’est très bien pour lui. Mais pour des groupes indépendants qui ont leur propre petite prod et tout je trouve que c’est un impôt à la musique qui est très lourd. Si on doit payer les droits mécaniques c’est déjà minimum quatre-vingts centimes par disque pour un disque promotionnel. Le droit mécanique est proportionnel au prix de vente il peut aller jusqu’à quelques francs. Donc déjà un disque que tu vas donner, même pas vendre, tu as payé le pressage, les studios et tout et tout, tu vas encore payer un impôt de quatre-vingts centimes. Ils justifient ça en disant que cet argent va être retourné à l’artiste, (à condition que l’artiste le redemande, bien sûr !). Mais quand tu es ton propre label tu dois remplir tout un tas de papiers pour dire que les morceaux sont libres de droits mécaniques. Le morceau t’appartient quand même, le droit mécanique c’est en fait ce que le label doit payer à l’artiste, donc quand tu es ton propre label ça n’a pas de sens. D’autant plus que ces droits mécaniques tu dois les réclamer pour les retoucher, ça ne se fait pas automatiquement, et ils mettent un à deux ans pour te les reverser et ils prennent encore une marge dessus… En évitant de payer ces droits mécaniques Urgence Disk a économisé bien seize mille francs, avec cet argent on peut bien sortir cinq ou six disques à la place ! On a pu éviter de payer les droits mécaniques sur toutes les sorties du label sauf une, ce qui a amputé le label de plusieurs sorties ! Mais ça c’est aussi dû à un distributeur en France qui s’appelle Le Maquis et qui nous droit presque neuf mille francs et qui n’a toujours rien payé ! Il faut vraiment toujours faire payer le distributeur cinquante pour cent à l’avance, ne faites pas comme nous sur ce coup-là, ça peut être vraiment emmerdant si tu tombes sur des malhonnêtes du show-biz à deux balles.

Bon ben je crois qu’on a tout dit, un mot de la fin ?

Non… (rires)


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Dernière mise à jour : ( 06-07-2012 )
 
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